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Avec la Loi commence l'homme                     Avec la Loi commence l'homme
Sources (*) : Le surmoi, c'est "Jouis!"               Le surmoi, c'est "Jouis!"
Jacques Lacan - "Ecrits", Ed : Seuil, 1966, p126- Introduction théorique aux fonctions de la psychanalyse en criminologie

 

L'assassin dans l'allee (Munch, 1919) -

C'est la loi qui fait le péché - et le surmoi qui fait le crime

   
   
   
                 
                       

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Lacan résume en une courte phrase (une sentence dit-il), "La loi fait le péché", la thèse de Saint Paul (voir citation ci-contre). Selon lui, cette thèse, formulée dans une perspective eschatologique (la grâce), "est vérifiée scientifiquement". Si dans toute société, il y a à la fois une loi positive et des transgressions, ce n'est pas parce que certains obéissent ou n'obéissent pas à la règle du groupe (même par obéissance inconsciente ou intuitive), c'est parce que le criminel se fait lui-même l'exécuteur de la loi. Dans certains sociétés, la responsabilité n'est pas individuelle. C'est toute la société qui doit être punie pour le crime. Et même quand l'individu seul est puni, son degré de responsabilité dépend de l'instance devant laquelle il doit répondre de ses actes. Son crime ne peut être défini sans se référer au symbolisme du langage (conscient ou inconscient) et de la société.

Depuis Freud, qui considérait que toute la pathogénie de l'Oedipe était liée aux deux crimes les plus détestés, l'inceste et le parricide, la notion de culpabilité est omniprésente. Dans Totem et Tabou (1912), Freud fait du crime primordial (l'Oedipe) l'origine de la loi universelle - et même de l'homme.

Souvent les crimes sont commis sous la contrainte d'une force à laquelle le sujet ne peut résister. Ils sont stéréotypés, se répètent. C'est par leur caractère symbolique même qu'ils sont morbides. L'individu "normal" se sert des structures sociales pour des conduites réelles, et le psychopathe pour des conduites symboliques. Comment distinguer la structure de la névrose, où les tensions restent latentes, d'une structure criminogène? Le névrosé s'adapte au réel, tandis que le criminel passe à l'acte. La psychanalyse ne déshumanise pas le criminel, elle irréalise son crime : en entrant dans son monde imaginaire, elle lui ouvre la porte du réel.

Le surmoi apparaît à un stade très précoce, avant même le langage ou le moi. Il faut associer la prématuration de l'homme, l'extrême dépendance de l'infans à sa naissance, au caractère obscur, tyrannique et aveugle du surmoi.

 

 

Citation de Saint Paul dans l'Epître aux Romains (7,8) : "Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point. Et le péché, saisissant l'occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort. Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus. Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché saisissant l'occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir. La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c'est le péché, afin qu'il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devint condamnable au plus haut point. Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire, dans ma chair : j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?... Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur... ! Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché."

 

 

 


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