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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la bêtise                     Derrida, la bêtise
Sources (*) : Derrida, l'humain               Derrida, l'humain
Jacques Derrida - "Séminaire 2001-02 "La bête et le souverain" Volume 1", Ed : Galilée, 2008, p192

 

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Derrida, exappropriation

La bêtise est le propre du propre, le propre s'autoposant, se posant lui-même, dont l'homme avec sa culture est le témoin autoproclamé le plus bavard

Derrida, exappropriation
   
   
   
Derrida, auto - affection Derrida, auto - affection
               
                       

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En français, le mot "bête" est un nom commun, un substantif. On ne dira jamais qu'une bête est bête, ou bestiale. L'adjectif ou l'attribut est réservé à l'homme. La bête peut être violente, mais elle ignore la loi, tandis que la cruauté bestiale, celle de l'homme, suppose la loi. La bêtise est radicalement hétérogène à la bête : elle ne se rapporte proprement qu'à l'homme.

Il n'y a pas non plus en français d'"essence" de la bête. On ne peut pas dire "bêteté" comme on dit "animalité". L'être de la bête, son propre, son sens propre, ne peut pas être désigné par un nom abstrait.

Pourquoi la bêtise, pour l'homme, serait-elle la chose la mieux partagée? L'hypothèse derridienne, c'est qu'il y a bêtise quand le propre s'approprie lui-même. En se posant lui-même [comme souverain de lui-même], ce que le propre autoproclame, c'est sa bêtise [car tout existant est conditionné par de l'hétérogène en lui, son exappropriation]. Or, "presque par définition", l'homme est celui qui revendique son autoposition, le seul vivant qui, partout où il advient, impose [comme l'essence de son rapport à soi] le fantasme du propre. Jacques Derrida va très loin dans ce sens : selon lui "la culture philosophique, voire la culture tout court", témoigne de cette bêtise.

On dit aussi, en français, "c'est bête" pour parler d'une circonstance ou d'un événement regrettable ou ennuyeux. "Aujourd'hui il pleut, c'est bête". C'est ce qui arrive aujourd'hui, c'est dommage, personne n'y peut rien. Nul ne peut être tenu pour responsable ou coupable de cette bêtise-là, cette bêtise anonyme où le Qui rejoint le Quoi.

 

 

Penser ce qui n'a pas encore été pensé, l'ipséité du propre, (le propre de l'homme et le propre de la bête), conduit à se poser la question : "Comment la bêtise est-elle possible?". Comment peut-on énoncer une phrase aussi bête que, par exemple "La bêtise n'est pas mon fort" (première phrase de Monsieur Teste, Paul Valéry)? Le moi conscient, triomphant, se pose lui-même comme tel. En revendiquant ses droits, son intelligence, il se réfléchit comme bêtise - toujours du côté du vainqueur. Déclarer la guerre à la bêtise, c'est la signature même de la bêtise (p249); chaque autoproclamation de son contraire (l'intelligence), chaque dénégation, est un supplément de bêtise.

 

 

 


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