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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la bêtise                     Derrida, la bêtise
Sources (*) : Derrida, la parole               Derrida, la parole
Jacques Derrida - "Séminaire 2001-02 "La bête et le souverain" Volume 1", Ed : Galilée, 2008, p224

 

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Derrida, serment, parjure

Nul n'est à l'abri de la bêtise ou du parjure - car nul ne peut rigoureusement ajuster sa parole à un vouloir-dire, un vouloir-faire ou une signification comme telle

Derrida, serment, parjure
   
   
   
L'oeuvre témoigne de serment et parjure L'oeuvre témoigne de serment et parjure
               
                       

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Que dit-on exactement quand on emploie des mots comme "bête", "bêtise", "bêtement", "bêtifier" ou "abêtir"? On ne peut pas le définir à la façon d'un savoir, d'une connaissance, d'une communication ou d'une signification idéale. C'est un jugement qui se passe de clarté, de distinction, un acte de langage qui vise un certain effet (humilier l'autre). Aucun tiers, aucune institution ne peut juger de cette bêtise, Nul ne peut déclarer sérieusement, en le démontrant rigoureusement, que l'assertion "Untel est bête" est vraie ou fausse, une vérité ou une erreur.

Accuser quelqu'un d'être bête, c'est trouver en lui un mal, un défaut, le supposer privé de certaines qualités propres à l'homme. Il y a toujours, dans cette violence blessante faite à l'autre, une part d'accusation, de dénonciation, d'agression, d'injure intellectuelle ou sociale, voire politique. Dire de quelqu'un qu'il est bête est nécessairement injuste. On ne le dit pas sans une certaine gêne, sans se rendre compte qu'avec ce genre d'agression, l'accusateur risque aussi la bêtise (car tout le monde est toujours plus ou moins bête).

Certes, dit Derrida, "cette difficulté peut affecter d'autres mots, et à la limite tous les usages, toutes les mises en oeuvre dites idiomatiques d'un lexique, le tout d'une langue et des langues en général". On ne peut jamais ajuster sa parole à un vouloir-dire.

 

 

En jurant qu'Untel est bête, dit Derrida, je me parjure. Jurer, c'est faire un serment, c'est assurer l'autre de la certitude de ce qu'on dit. Mais s'il est impossible de savoir, d'un savoir assuré, ce qu'est la bêtise, alors ce serment-là ne peut qu'être infecté, dès le départ, de mauvaise foi.

En accusant quelqu'un de bêtise, on le prive de langage, de raison, de logos, de jugement, d'aptitude à comprendre, de tout ce qui est supposé faire l'humain. On renvoie à une situation concrète, contextualisée, idiomatique, intraduisible, y compris dans un seul et même code culturel (la bêtise n'est pas exactement la connerie, ni la sottise, ni la stupidité, ni l'imbécillité, etc...), et encore plus d'une langue à l'autre. Il ne peut pas y avoir de concept de la bêtise, tout au plus un quasi-concept.

 

 

 


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