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Derrida, Spinoza                     Derrida, Spinoza
Sources (*) : Derrida, l'art, l'oeuvre               Derrida, l'art, l'oeuvre
Jacques Derrida - "Psyché, Inventions de l'autre (tome 1)", Ed : Galilée, 1987, p324

 

Statue de Spinoza ˆ La Haye -

La force affirmative du concept spinoziste d'"idée" se confond avec l'acte de l'écriture de Flaubert, avec son oeuvre même

   
   
   
               
                       

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Quel rapport entre Flaubert et la philosophie? Il cite parfois les grands auteurs, leurs oeuvres et leurs systèmes. Il lui arrive aussi de faire des déclarations de type philosophique, et l'on peut dire de son oeuvre qu'elle recèle une philosophie en acte, implicite. Jacques Derrida s'interroge sur la loi secrète qui unirait ces trois modes. On pourrait la trouver dans le mot "idée", que Flaubert utilise abondamment :

- l'Idée avec un grand I, issue de Platon et de la grande tradition.

- les idées reçues, avec le fameux Dictionnaire et leur corollaire, la bêtise.

- un autre concept d'idée, non énoncé comme tel mais actif, selon Derrida, dans l'écriture, et qui nous intéresse ici, car on pourrait dire de ce concept qu'il est une sorte d'acte performatif spinoziste.

Alors que l'idée cartésienne est une copie, une reproduction, une déclaration, il y a dans l'idée spinoziste une force affirmative. C'est un acte. Et (toujours selon Derrida) si Flaubert s'est tellement référé à Spinoza, s'il l'a tant admiré, c'est parce que l'acte de son écriture à lui (Flaubert) opérait selon une idée analogue. Il fallait qu'il la mette en oeuvre, cette idée, qu'il s'acharne, pour éviter cette chose impossible, cette colonne de pierre, cette tombe [qu'était pour lui la femme, sa mère morte, sa soeur morte, Caroline].

 

 

Flaubert avait, pour Spinoza, une admiration hyberbolique. Emporté par son étonnement d'autodidacte, il était fasciné par le Dieu déshumanisé, sans subjectivité ni amour, ni colère, ni sentiment, ni forme, ni finalité, de ce philosophe génial. Il ne le considérait pas comme athée, mais en jouait contre l'imagination religieuse. Pour lui, le système spinoziste était une oeuvre d'art, qui d'abord renvoyait à "la force de l'artiste" (dixit Derrida p311). [Spinoza comme artiste du concept, comme Flaubert pouvait se considérer comme un artiste des mots]. Alors que Bouvard et Pécuchet traversent rapidement tous les systèmes philosophiques, ils s'arrêtent sur Spinoza. Voilà un philosophe hors d'atteinte, inassimilable. Il est trop fort, trop beau, exceptionnel. Il emporte les deux copistes dans un abîme sans fond, insaisissable, qui les oblige à se tenir à distance, à se retirer.

 

 

 


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