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Derrida, la bêtise                     Derrida, la bêtise
Sources (*) : Derrida, le Qui et le Quoi               Derrida, le Qui et le Quoi
Jacques Derrida - "Séminaire 2001-02 "La bête et le souverain" Volume 1", Ed : Galilée, 2008, p275

 

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Derrida, le pouvoir, le souverain

Chez Valéry, dans une surenchère de souveraineté, tout se crispe pour maîtriser l'étrangeté, pour la transformer en Quoi

Derrida, le pouvoir, le souverain
   
   
   
Au - delà du souverain, un concept "unheimlich" Au - delà du souverain, un concept "unheimlich"
L'oeuvre, le "Qui", le "Quoi"               L'oeuvre, le "Qui", le "Quoi"  
                       

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1. Dans le texte de Paul Valéry, "Monsieur Teste", Jacques Derrida souligne deux phrases : "La bêtise n'est pas mon fort". Ce sont les premiers mots du livre. Le narrateur, supposé supérieurement, souverainement intelligent, veut tuer, en lui, la bêtise. Il déclare que son double (M. Teste) a tué, en lui, la marionnette. "Quand il parlait, il ne levait jamais un bras ni un doigt : il avait tué la marionnette". Cette marionnette est double. D'une part, c'est l'animal-machine qui répète des programmes codés, des stéréotypes, des automatismes. Pour M. Teste, c'est le comble de la bêtise. Mais d'autre part, pourquoi vouloir tuer cette marionnette, si elle n'est qu'une machine? On ne peut tuer qu'un vivant. M. Teste veut anéantir l'autre en lui, ce désir entêté qui persévère dans l'être. Cette bêtise-là, sans cause, au-delà de tout concept, c'est la bêtise même en son essence. Elle est encore plus dangereuse. L'anéantir, c'est supprimer un vivant, un Qui. C'est revenir à la bêtise du premier type.

2. M. Teste se pose toujours en "Moi, Je", en conscience lucide. D'un côté, en condamnant à mort la marionnette, l'automate, la mécanique, il affirme sa libre souveraineté sur son corps et sur le corps social. Il fait "comme si" il ne vivait pas en société, n'avait pas de corps. Mais d'un autre côté, il ne perd pas une occasion de rappeler l'ordre des sexes. Le narrateur, ce double de Paul Valéry, est un homme, un mari. Sa rencontre avec M. Teste a lieu dans un bordel. M. Teste a touché à des femmes, mais mécaniquement, sans les aimer, sans même les désirer. Il a fait l'amour, mais en faisant la moue, voire avec dégoût. Dans son rapport à la sexualité, c'est le Quoi qui domine.

 

 

3. M. Teste s'accorde un droit et un pouvoir quasiment infinis [phallique]. Les marionnettes se doublent, se triplent. Leur multiplicité est incalculable, bizarre, inquiétante. Il faut les neutraliser, maîtriser leur étrangeté, leur "Unheimlichkeit". Dans une surenchère qui le rend supérieur à tous les hommes (y compris aux hommes supérieurs), à la souveraineté même, il auto-affirme sa multiplicité (multipli-cité écrit Derrida pour en souligner le caractère politique). Une arithmétique incalculable le transforme en chose, le fait muter de Qui en Quoi (p268). Il n'est plus ni un sujet, ni un moi, ni une conscience, ni un être humain, mais le rien de la chose, une chose qui ne pense pas, ne parle pas et ne fait rien. Il reste coi, muet et immobile, impassible. Tout se crispe chez lui pour transformer l'étrangeté en Quoi.

 

 

 


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