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Heidegger, l'oeuvre d'art                     Heidegger, l'oeuvre d'art
Sources (*) :              
Martin Heidegger - "Introduction à la métaphysique", Ed : Gallimard, 1952, p195

 

Au Printemps (Aksel Gallen-Kallela, 1884) -

Le décèlement de l'être - qu'on l'appelle vérité, aletheia, unverborgenheit ou ouverture du retrait - ne peut arriver que par l'oeuvre

   
   
   
                 
                       

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Heidegger critique le logos tel qu'il fonctionne, selon lui, depuis que le parcours grec s'est interrompu (à peu près depuis Aristote). Alors qu'au commencement, quand les philosophes (Parménide, Sophocle ou Héraclite) s'interrogeaient encore sur le fondement, le logos était inséparable de l'être, il est devenu quelque chose qu'on peut rencontrer : un discours, un instrument, une logique, un dialogue, une proposition, le lieu de la vérité, une substance (ousia). Tout ceci interdit un véritable questionnement, tel qu'il se manifeste dans la question fondamentale de la métaphysique : "Pourquoi y a-t-il l'étant et non pas plutôt rien?" Je passe ici sur la démonstration, le déploiement heideggerien pour aller directement à la conclusion : pour traiter du commencement, dit-il, il ne faut pas tenter de l'expliquer, de l'évaluer ou de le répéter. C'est par les oeuvres, et seulement par les oeuvres, qu'on pourra l'interroger. Lesquelles? Heidegger cite la poésie, la sculpture, la construction de temples, la pensée et aussi la politique. Sans doute la liste pourrait-elle s'allonger. Une seule condition est à respecter : tenir compte du sens du mot grec pour "oeuvre" : ergon. Ergon est un combat, une conquête, le lieu d'un antagonisme ou ce qui est celé dans l'étant (vérité, aletheia, unverborgenheit, ou retrait ouvert) peut se dévoiler. L'enjeu de ce combat est de faire apparaître (par l'oeuvre) autre chose que l'évidence habituelle : la question de l'être.

 

 

Que pouvons-nous faire de la proposition heideggerienne, nous qui ne le suivons pas nécessairement dans sa certitude, selon laquelle toute notre culture aurait une seule source digne de ce nom, les Grecs? Nous qui pensons que ce "commencement" sert surtout à Heidegger de béquille pour penser? Retenir l'idée qu'aujourd'hui, le décèlement du logos passe par l'oeuvre.

- Pascual : Parler de "décèlement de l'être", c'est conserver en partie les termes heideggeriens, mais c'est aussi les écarter, choisir de faire confiance en un autre texte - écrit en français -, qui n'a pas l'ambition de traduire, un texte qui, le lisant et l'interprétant, transforme le texte d'Heidegger plus qu'il ne le cite.

 

 


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