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Derrida, le pouvoir, le souverain                     Derrida, le pouvoir, le souverain
Sources (*) : Au - delà du souverain, un concept "unheimlich"               Au - delà du souverain, un concept "unheimlich"
Jacques Derrida - "Séminaire 2001-02 "La bête et le souverain" Volume 1", Ed : Galilée, 2008, p376

 

Le chirurgien-barbier (Anonyme, 1581) -

Derrida, la déconstruction

En son essence, le savoir est souverain; suspendre l'ordre du savoir, son autorité, penser ses limites, les passer, c'est disqualifier la majesté souveraine

Derrida, la déconstruction
   
   
   
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Pour appuyer la thèse selon laquelle il est de l'essence du savoir de vouloir être libre et tout-puissant, de s'assurer la possession et la maîtrise de son objet, Jacques Derrida évoque une scène, une cérémonie qui s'est tenue en 1681. En présence du roi Louis XIV (le grand roi, le monarque absolu, le souverain, sa Majesté), on a disséqué un cadavre d'éléphant, cet énorme animal. Deux corps se font face : d'un côté le corps symbolique du roi, vivant et survivant, de l'autre l'objet cadavérique mis à disposition de ceux qui le manipulent, le découpent, le dissèquent. La double personne du Roi était présente dans les deux corps : le corps personnel (malade, souffrant, mortel) et le corps idéal (respecté, admiré, vénéré redouté et tout-puissant).

Dans cette célébration, cette leçon d'anatomie qui est aussi un spectacle, le savoir, le pouvoir, l'avoir et le voir sont indissociables. En présence du Roi-Soleil, sous son regard, l'éléphant-phénomène (Derrida invente le néologisme éléphénoménéléphant) apparaît comme objet de connaissance à l'Académie des Sciences. Sans cet assujettissement, cette exposition éclatante, le savant ne pourrait accéder à la lumière (celle que procure la science, et aussi l'omniscience du Roi). Pour prétendre au savoir absolu, il lui faut la double présence, archivable et archivée, du Roi et de l'institution. La représentation théâtrale (optique, visuelle) n'est jamais dissociée du savoir théorique, et cette représentation n'est jamais dissociée d'une évidence visible, d'une fable, d'une fiction.

 

 

En contre-point de cette scène exemplaire, Derrida cite le texte de Paul Celan, Le Méridien. Celan parle de révolution, mais il ne s'agit pas d'une révolution du type de la révolution française dont on peut dire qu'elle a, en définitive, prolongé le vieux modèle de la majesté souveraine. La révolution célanienne est une révolution dans la révolution, une révolution d'un type nouveau, une Renverse du souffle (Atemwende) qui, à travers une "contre-parole", pose la question d'un "Au-delà du souverain". Celan ne s'appuie sur aucun savoir. Au contraire, il multiplie les locutions du genre "peut-être", "Qui sait?". Pour franchir un certain pas, un passage au-delà du politique et du poétique, il faut se dégager de toute certitude, se désengager du savoir, le suspendre.

 

 

 


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