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Derrida, le pouvoir, le souverain                     Derrida, le pouvoir, le souverain
Sources (*) : Derrida, l'animal               Derrida, l'animal
Jacques Derrida - "Séminaire 2001-02 "La bête et le souverain" Volume 1", Ed : Galilée, 2008, p395

 

La Menagerie Royale de Versailles -

Le modèle autopsique des jardins zoologiques (savoir - pouvoir - avoir - voir) est aussi celui des institutions psychiatriques

   
   
   
               
                       

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Jacques Derrida évoque une scène intervenue en 1681, qu'on pourrait qualifier d'"originaire" pour tous les parcs zoologiques du monde - bien que le premier "zoo", la Ménagerie royale de Versailles, ait été institué près de 20 ans auparavant, en 1662. Lors d'une cérémonie solennelle, on a disséqué en présence du roi Louis XIV et d'une nombreuse assistance, un éléphant. C'était une expérience scientifique, mais aussi un rituel. Entre un vivant survivant (le Roi) et un autre devenu objet à la disposition du premier, entre le plus grand roi et la plus grande bête, entre un corps symbolique et un corps ouvert, se mettait en place une scène d'assujettissement, de théâtralisation du savoir souverain. En 1792, la Ménagerie sera abandonnée et tombera en ruine. La plupart des animaux seront mangés et ceux qui restent seront transférés au Museum d'Histoire Naturelle, nouvelle ménagerie moins luxueuse, plus démocratique et plus laïque, mais soumise au même modèle. Si l'on suit l'argumentaire de Jacques Derrida, le modèle inauguré par cette scène d'autopsie est réitéré dans tous les zoos qui ont été créés ultérieurement, y compris les plus "humanistes", les plus "modernes", y compris ceux qui sont équipés de fossés invisibles.

A l'origine, autopsie, c'est l'expérience qui consiste à voir de ses propres yeux, une expérience garante de l'authenticité d'un récit, d'un témoignage. Pour les Grecs, elle impliquait une participation à la toute-puissance des dieux. Le sens devenu courant (autopsie d'un cadavre) suggère un regard tout-puissant, celui d'un savoir souverain, la majesté d'un roi devant l'objet soumis, à disposition.

 

 

Il faut que les zoos soient profitables à l'économie, au savoir, à la loi de la maison. Ce processus est parallèle au domptage, au dressage, à l'élevage, à la comparaison des physiologies humaine et animale, toutes les modalités du pouvoir maître et souverain.

Le zoo organise le passage entre savoir et spectacle, entre pensée théorique et théâtrale. Il répond à la curiosité : le désir de connaître, de voir, de savoir, de prendre soin, avec sa dimension intrusive, indiscrète et malsaine. Au 19ème siècle, on enferme l'animal, comme le fou, pour en faire une curiosité, pour l'observer. Le zoo est un lieu d'étude et de promenade. On capture les animaux, on les transporte en-dehors de leurs milieux. On enferme les fous pour les protéger, pour s'en protéger, et aussi pour les voir. Dans les deux cas, il faut des limites, des frontières infranchissables - même si on tente de les rendre les moins visibles possible, de les humaniser.

 

 

 


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