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Le retour de Danel Qilen                     Le retour de Danel Qilen
Sources (*) :              
Ouzza Kelin - "Les récits idviens", Ed : Guilgal, 1988-2016, Page créée le 5 juin 2014

 

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La redécouverte du loft

   
   
   
                 
                       

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(Danel) A la première parole, ils entendent mon accent, ils se demandent d'où je viens mais ils n'osent pas me le demander. Je ne les encourage pas, je temporise, jusqu'au moment où je laisse entendre que je viens de quelque part, là-bas. Ils voudraient plus de précisions. Je ne donne pas le nom d'un pays, mais plutôt d'un village. Bien sûr ils n'en ont jamais entendu parler. Alors j'évoque les langues caucasiennes, ce qui ne m'engage à rien, et leur paraît suffisamment mystérieux pour être crédible. Ah! disent-ils (pour la plupart, ils ne savent même pas où se trouve le Caucase). Je suis soulagé, leur curiosité paraît satisfaite.

- Ouzza : Le plus difficile, pour lui, ce sont les filles. Elles voudraient savoir qui il est. Il n'a pas le courage de les expédier en quelques mots. Elles aimeraient entendre parler de son enfance, là-bas. Alors il essaie de trouver deux ou trois anecdotes, puis il explique que sa mémoire est mauvaise, que ses parents ont disparu, que ce passé-là ne lui est plus accessible (il ne ment pas tout à fait). Comme son français est assez correct, on peut croire qu'il vit ici depuis longtemps, qu'il n'a plus de nouvelles du pays natal, que ce pays lui est devenu plus étranger encore que la banlieue de Paris.

(Danel) Je ne me rappelle pas des grandes lignes, seulement des détails et des lieux. Les dates, j'en ai une vague idée, en ordre de grandeur. Mais bien sûr il vaut mieux que je n'en dise rien, personne ne me prendrait au sérieux.

Sous les toits de Paris (René Clair, 1930).

 

 

- Albert : Je me suis tout de suite aperçu que quelque chose clochait. Quand je lui ai demandé quelle était sa langue maternelle, il a cafouillé. Il a parlé de langue caucasienne mais c'est vraiment trop vague, il y en a des dizaines, de ces langues. Pourquoi est-ce qu'il n'en a pas évoqué une en particulier?

(Danel) Jusqu'alors, le temps ne m'avait jamais affecté. Il ne s'arrêtait pas. J'étais persuadé que rien de nouveau ne pourrait arriver, que chaque recommencement ne ferait que reprendre le précédent et qu'il ne se passerait rien. Et voilà où nous en sommes : ça s'est interrompu. Il n'y a pas eu autre chose, rien que cette interruption.

 

 

 


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