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Derrida, Hegel                     Derrida, Hegel
Sources (*) : Derrida, date et signature               Derrida, date et signature
Jacques Derrida - "Glas", Ed : Galilée, 1974, p7a

 

Dessin d'Ernst Hofmann -

Derrida, l'université

On peut penser le savoir absolu, mais on ne peut ni le signer ni en écrire le texte

Derrida, l'université
   
   
   
Derrida, la pensée Derrida, la pensée
"Glas" : Faire son deuil de la signature               "Glas" : Faire son deuil de la signature  
                       

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Que reste-t-il de Hegel, aujourd'hui, pour nous, ici et maintenant? demande Jacques Derrida. Qu'est-ce que, sans lui, nous n'aurions pas pu penser? Qu'est-ce qui nous oblige à le citer? Qu'est-ce qui peut se rapporter, aujourd'hui, à son nom? On est tenté de répondre : la pensée du savoir absolu - car Hegel n'a fait que penser le savoir absolu. Il en a proposé un concept sans l'écrire et encore moins le signer [car c'est impossible : nul ne peut écrire le savoir absolu, nul ne peut le signer de son nom]. Soit on enseigne un savoir, soit on signe un texte. [C'est la contradiction de Hegel : enseignant magistral par excellence, il ne devrait transmettre que du savoir. Or il fait autre chose. Il avance [entre autres] un singulier concept de famille, une éthicité (Sittlichkeit) qui renvoient à la liberté subjective].

Les deux figures que Derrida choisit de retenir de Hegel ne font pas corpus, elle font reste. Il les qualifie de légendes : (1) La religion des fleurs dans la Phénoménologie de l'Esprit [tome 2 pp216-7] - qu'il associe à la fleur dans le texte de Jean Genet; (2) les colonnes phalliques indiennes décrites dans le Cours d'esthétique [tome 2 p39]. Comme la question de la fleur, celle du phallus traverse Glas, elle le hante, elle ne cesse de revenir. Hegel est le signataire de ces restes. Derrida, signataire de Glas, choisit de le lire en partant d'eux (en commençant par les citer) [on peut interpréter ce choix comme une façon de prendre le contre-pied du savoir absolu].

S'appuyant sur la sonorité du phonème GL (Hegel, la glace, le gel, le philosophe figé dans sa gloire), Jacques Derrida transcrit le nom de Hegel en "Aigle". Ce reliquat d'une prononciation à la française - passablement ridicule - restitue (selon lui) quelque chose de la signature du philosophe, de sa prétention à une froideur magistrale, de son sérieux.

 

 

Un savoir qui perdurerait indéfiniment (une survivante éternelle) serait un blasphème, un parjure, un mal radical. [La signature qu'il appose au bas de ses textes protège Hegel, au moins superficiellement, de ce destin funeste].

Lucien : Nul ne peut apposer sa signature sur le texte du savoir absolu [sauf Dieu peut-être]. La première explication est quantitative : un savoir virtuellement infini ne peut être contresigné par un sujet fini (mortel). Mais cette explication n'est pas la principale. Pour qu'un savoir soit vérifiable, il doit être anonyme. Si n'importe qui peut le confirmer on l'infirmer, il n'appartient à personne. Dans le champ du savoir, les seuls actes qui puissent être signés sont performatifs : inventions, nouvelles problématiques ou émergence de paradigmes inconnus. Ils bouleversent le savoir sans le figer en savoir absolu.

 

 


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