Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook | Le cinéma en déconstruction, suivre sur Facebook |
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
Derrida fait signe au hors - livre | Derrida fait signe au hors - livre | ||||||||||||||||
Sources (*) : | Derrida, le livre | Derrida, le livre | |||||||||||||||
Pierre Delain - "Croisements", Ed : Guilgal, 2004-2017, Page créée le 23 août 2014 - - |
Ecrire dans la mouvance derridienne | Les trois livres de Jacques Derrida parus en 1967 opèrent comme une quasi-préface d'un texte à venir où s'écrirait, hors livre, le commencement de l'écriture |
Ecrire dans la mouvance derridienne | ||||||||||||||
Pour l'acquérir, cliquez sur le livre
|
Parmi les trois livres parus en 1967, l'un (La Voix et le Phénomène) prolonge un autre texte plus ancien (l'introduction à L'Origine de la Géométrie de Husserl, publié en 1962) qui est une longue préface à un texte assez court de Husserl daté de 1936; un autre (De la Grammatologie) commence par un exergue qui se termine par les mots : "Il n'est pas encore d'exergue", suivi par une première partie présentée comme la "matrice théorique" de la pensée derridienne (une introduction théorique à tout ce qui va suivre); et le troisième (L'Ecriture et la Différence), dépourvu de préface, contient en tout onze textes. Comme Derrida l'explique dans Positions (p12), six étaient déjà publiés avant De la Grammatologie (une sorte de hors d'oeuvre précédant la matrice), et cinq sont "engagés dans l'ouverture grammatologique" [publiés après la conception de cette matrice]. Citation de Jacques Derrida (Positions pp13-14) : "Tous ces textes, qui sont sans doute la préface interminable à un autre texte que j'aimerais avoir un jour la force d'écrire, ou encore l'épigraphe à un autre texte dont je n'aurais jamais eu l'audace, ne font, en effet, que commenter telle phrase sur un labyrinthe de chiffres, placée en exergue à La voix et le phénomène". Mais quand on examine les exergues de La voix et le phénomène, on ne trouve pas de labyrinthe de chiffres. S'agirait-il du deuxième exergue, celui où Husserl se décrit en train d'errer dans les salles du musée de Dresde, s'arrêtant devant un tableau qui représente une galerie de tableaux, lesquels représentent une galerie de tableaux, et ainsi de suite? Les trois premiers livres derridiens seraient alors les éléments d'une mise en abyme qui engagerait vers un texte à venir impossible à écrire, celui où s'écrirait, indéfiniment, le commencement de l'écriture. |
Ce renvoi infini est l'une des figures de ce que Derrida appellera, dans le premier texte du recueil de 1972 intitulé La Dissémination (lequel tient lieu de préface, sans véritablement en être une), le Hors livre. On ne pourra jamais, dans aucun livre, écrire le commencement de l'écriture; et tout ce que l'on peut écrire n'est que l'exergue de cette impossibilité. Et si toute l'oeuvre de Jacques Derrida n'était qu'une sorte de prolégomène à ce Hors livre? Et si toute son oeuvre n'était qu'un commentaire du titre du chapitre I de De la Grammatologie : La fin du livre et le commencement de l'écriture. Tout est dans la conjonction "et" qui associe deux syntagmes hétéronomes. |
|
||||||||||||||
| |||||||||||||||||
Création
: Guilgal |
|
Idixa
|
|
||||||||||||
Delain DerridaHorsLivre DF.LDD DerridaLivreQD.LDF DerridaIdixaLV.LLK UDerridaLivres1967 Rang = UDerridaLivres1967Genre = MK - NP |
|||||||||||||||