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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, le pardon                     Derrida, le pardon
Sources (*) : Réparation par l'oeuvre               Réparation par l'oeuvre
Jacques Derrida - "Papier Machine - Le ruban de machine à écrire et autres réponses", Ed : Galilée, 2001, pp67-68

 

St Nicolas de Myra sauve trois innocents de la mort (Repine, 1889) -

Un pardon se pose dans la figure du "dernier mot", comme un verdict, mais il ne juge pas, ne met pas fin à la dette

   
   
   
               
                       

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1.

Des Confessions aux Rêveries, Jean-Jacques Rousseau ne cesse de s'excuser. Il fait tout pour se justifier, s'innocenter, mais plus il en rajoute, plus sa culpabilité prolifère. Ses tentatives pour en finir avec ses fautes, pour trouver le dernier mot qui mettrait un terme à ses remords, échouent. Ce qu'il voudrait, c'est un pardon, quelque chose comme un verdict final qui lui donnerait l'assurance que, tôt ou tard, son innocence serait reconnue. Peut-être toute son oeuvre n'a-t-elle pas d'autre signification que cette quête. Il voudrait reconnaître le mal, accepter la sanction, mais plus il fait d'efforts dans ce sens, plus son récit rejoue la faute initiale, plus il avoue, plus il jouit de cette réitération de la faute [c'est le bénéfice secondaire de Freud].

L'excuse n'annule pas la culpabilité, au contraire, elle en rajoute, elle accroît la faute. Plus on s'excuse, plus on se dit coupable, moins on s'innocente.

Alors que l'excuse se situe du côté de celui qui a commis la faute, le pardon se situe du côté de la victime. Pour qu'il y ait pardon, il faudrait que la victime fasse quelque chose, qu'elle pardonne - mais jamais Jean-Jacques Rousseau n'implique la victime dans ses textes, c'est toujours lui qui dit : Je m'excuse, comme si son oeuvre à lui, à elle seule, son calcul conscient ou inconscient, sa machine à écrire dit Derrida, pouvait l'innocenter. Comme si c'était lui qui pouvait avoir le dernier mot.

 

 

2.

Il y a une affinité entre le pardon et le jugement dernier. L'un comme l'autre devrait clôturer l'histoire, signer la fin des temps. Mais dans le cas du pardon, il n'y a pas de tribunal, ce qui arrive transcende tout jugement. Le langage du pardon est extérieur au langage cognitif : on peut le comparer à l'archive, qui est à la fois finie et vouée à la virtualité (le mal d'archive). Le pardon se donne comme dernier mot, mais ne garantit jamais que ce mot sera le dernier.

 

 

 


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