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Derrida, l'héritage                     Derrida, l'héritage
Sources (*) : Derrida, la loi, le droit               Derrida, la loi, le droit
Jacques Derrida - "Papier Machine - Le ruban de machine à écrire et autres réponses", Ed : Galilée, 2001, p88

 

Le libertin prend possession de son heritage (Hogarth, 1735) -

En toute scène d'héritage, une logique de succession et de substitution des personnes et des choses fait loi, où dette, devoir, responsabilité, culpabilité et pardon sont mis en jeu

   
   
   
               
                       

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Jacques Derrida rapproche la scène du ruban dans les Confessions de Jean-Jacques Rousseau (cette scène essentielle, paradigmatique, où Rousseau confesse une faute qu'il aurait commise à l'âge de 16 ans, une faute tellement ancrée dans sa mémoire qu'elle pourrait justifier, à elle seule, cette autobiographie, voire toute son oeuvre), il la rapproche donc de ce qui vient avant et après dans le récit : la scène du décès de Mme Vercellis, avec sa succession et l'espoir déçu d'héritage pour Rousseau, et la relation avec Mme de Warens, dite Maman. Une chaîne de femmes avec Marion au milieu, la pauvre servante qui aurait été licenciée à cause du mensonge du jeune homme.

Cela conduit à interpréter la scène du ruban comme une scène d'héritage, en prenant appui sur le fait que deux fois il est question de ruban, à propos de Mme de Vercellis (il y en avait un dans son héritage) et à propos de Marion (voler un ruban, c'est entrer dans une chaîne de dette et de culpabilité). Pourquoi Jean-Jacques Rousseau fait-il cet aveu, pourquoi s'excuse-t-il? Et pourquoi ces excuses prennent-elles la forme d'une oeuvre, les Confessions? Une scène d'héritage est aussi une scène de succession, dans laquelle une série de substitutions a lieu : entre personnes et aussi entre choses (ceux qui héritent et celles dont on hérite, par exemple le ruban). Ici le Qui est le Quoi se mélangent, ils passent l'un dans l'autre. On fait l'inventaire des objets, on distribue les legs.

 

 

L'événement est double. D'abord, la scène originelle (événement primaire), ensuite son inscription par Jean-Jacques Rousseau dans les Confessions (autre événement, nouvel événement). Paul de Man qualifie ce dernier d'événement textuel. Là où la confession prend corps dit Derrida, là où elle se fait oeuvre par consignation et archivage, c'est là que Jean-Jacques Rousseau se fait l'héritier de Mme de Vercellis. On ne lui avait rien légué? Tant pis. Par son oeuvre, il prend la responsabilité de prendre en charge la mémoire de la morte. Aujourd'hui encore, nous héritons de cet événement textuel - par substitution, encore une fois, des personnes et des choses. Avec cet héritage se transmettent aussi le devoir et la dette, et la proclamation d'innocence de Rousseau, sa demande de pardon.

 

 

 


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