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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, l'adresse                     Derrida, l'adresse
Sources (*) : Derrida, serment, parjure               Derrida, serment, parjure
Jacques Derrida - "Papier Machine - Le ruban de machine à écrire et autres réponses", Ed : Galilée, 2001, p102

 

Brechet (Nicolas Gyzis, 1878) -

Derrida, le secret

La substitution du "je" au "je" est la racine du parjure, car je peux toujours, au dernier moment, changer l'adresse en secret

Derrida, le secret
   
   
   
               
                       

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Citation : "La substitution du "je" au "je" est aussi la racine du parjure : je (le je) peux(t) toujours en (m')(s')adressant à (un [toi]), chacun ou chacune à chaque un ou chaque une, substituer l'autre même "je" à ce "je"-ci, et changer la destination. (Un) "je" peux(t) toujours changer l'adresse en secret au dernier moment. Comme chaque "je" est un "je" (le même et tout autre : tout autre est tout autre comme le même), comme tout autre est tout autre, (le) je peux(t) trahir sans que rien n'y paraisse en substituant l'adresse de l'un à l'adresse de l'autre, jusqu'au dernier moment - dans l'extase amoureuse ou dans la mort, l'une ou l'autre, l'une et l'autre" (Derrida, Papier Machine, p102).

Le mot "je" est double. D'un côté, il dit la singularité la plus irréductible; d'un autre côté, il dit le plus universel, le plus anonyme, le plus substituable : le "je" dans sa généralité. Chaque "je" est le même [c'est toujours un "je"], et aussi tout autre [ce n'est pas le même "je", c'est un "je" en général]. A chaque fois que je dis "je", je joue sur cette duplicité. Je m'approprie un "je", un "chacun", mais en secret, je peux toujours mentir. Je peux abuser l'autre, le tromper, me parjurer - et même si je ne le fais pas (ou je ne crois pas le faire), même si j'espère que le vol passera inaperçu, je ne peux pas échapper à la culpabilité.

 

 

Quand je m'adresse à un autre, un "toi", un chacun dans sa singularité, je peux substituer au "tu" singulier auquel je m'adresse un autre "tu". En changeant secrètement la destination, je trahis le "tu". Il y a aussi tromperie ou parjure. Au lieu de m'adresser à l'un, je m'adresse à l'autre - voire au tout autre. Le parjure peut toujours arriver (à tout moment, avec n'importe qui), y compris dans l'extase amoureuse.

 

 

 


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