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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
"Je suis mort", et "Je me dois à la mort"                     "Je suis mort", et "Je me dois à la mort"
Sources (*) : Derrida, l'écriture               Derrida, l'écriture
Jacob Rogozinski - "Cryptes de Derrida", Ed : Lignes Ed., 2014, p59

 

Journal russe (1906) -

Derrida, la mort

Derrida nomme "écriture" la non-présence radicale du sujet, sa mort à l'oeuvre, et aussi la promesse de sa résurrection

Derrida, la mort
   
   
   
Oeuvre, différance, pulsion de mort Oeuvre, différance, pulsion de mort
"Je suis mort", commencement derridien               "Je suis mort", commencement derridien  
                       

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Tout signe, toute écriture, suppose l'absence du sujet. Même si le sujet a disparu, même s'il est mort, l'expression "je suis" conserve son sens, le 'je" subsiste. Malgré l'absence de son "auteur" comme de son destinataire, un écrit peut se répéter, se réitérer. Derrida appelle restance cette persévérance de la marque. Mais pourquoi parler spécifiquement, à propos de cette analyse, d'une mort? Pourquoi ne pas évoquer simplement le suspens du sujet, son éclipse ou sa syncope? Jacob Rogozinski fait observer que le mot "mort" a, dans le langage courant, une certaine connotation qui dépasse l'absentement du sujet. Dire que l'écriture est la mort à l'oeuvre, que le graphème est d'essence testamentaire, que l'écriture est la main d'un fantôme [ce qui implique que, donnant la mort, elle y résiste], c'est dire autre chose que simplement constater l'éloignement ou la perte définitive de l'émetteur.

La référence derridienne à la mort répond à une exigence majeure de la déconstruction, une nécessité stratégique. Situer l'écriture du côté de la mort, c'est situer le logos du côté du présent vivant, de la vie - c'est-à-dire de la conscience, du moi et de la métaphysique. Pour déconstruire la métaphysique, il faut en appeler à une non-présence radicale, celle de la mort.

Dans l'oeuvre derridienne, ce qui est à l'oeuvre, c'est la mort - c'est pourquoi il écrit. Mais l'écriture déborde la mort, elle est en même temps conjuration de la mort. Ce n'est pas moi qui survivrai, ce sont les autres (les lecteurs, les interprètes). Ma phrase "J'écris" (une phrase morte toujours à l'oeuvre) continuera à s'écrire - sans en appeler à la métaphysique du présent-vivant.

 

 

A noter que le mot "résurrection" est un mot de Jacob Rogozinski, qui reste attaché au concept de "la vie", ce n'est pas un mot derridien.

 

 

 


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