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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, le sujet, le moi                     Derrida, le sujet, le moi
Sources (*) : Derrida, la folie               Derrida, la folie
Jacob Rogozinski - "Cryptes de Derrida", Ed : Lignes Ed., 2014, p73

 

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La déconstruction, contre elle - même?

Derrida fait un usage exceptionnel, exorbitant, de la profération en première personne - il met en scène une certaine folie de l'ego cogito

La déconstruction, contre elle - même?
   
   
   
               
                       

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D'un côté, Jacques Derrida situe le moi du côté de la métaphysique, de la parole vive et de l'illusion du "s'entendre parler". L'auto-affection, pour lui, est toujours habitée par hétéro-affection. Il tend à effacer toute démarcation entre la vie et la mort, à destituer le sujet. En tant que trace écrite, le "Je" ne peut pas parler en son propre nom. Il affirme qu'une signature est toujours itérable, imitable, qu'on peut toujours la contrefaire; que le pronom "je" peut toujours être remplacé par un autre mot; que même le nom propre peut toujours être divisé, fracturé, disséminé, transformé en une multiplicité. Mais d'un autre côté, critiquant Lévinas, il dit "je", il insiste sur "l'essence irréductiblement égoïque de l'expérience" (L'écriture et la différence, p184). A partir du Malin Génie, il interprète le Cogito de Descartes comme un excès inouï, singulier, qui reste vrai même si je suis fou, même si je suis mort. Il écrit lui-même à la première personne, il signe, il inscrit son nom. Je suis celui qui reste, dit-il, celui qui, par la trace d'écriture, à travers les coupures et les défaillances, a la possibilité de rester. Chacun de ses textes peut être lu comme une énorme signature, une variation sur les lettres et les syllabes de son nom.

 

 

Jacob Rogozinski interprète cette ambiguité comme restance du moi, qui préserve une relation essentielle à la singularité de l'ego. L'ego insiste, y compris dans la problématique la plus abstraite, la plus impersonnelle, il revient dans les dates, les noms de lieux, les jeux de mots. La signature apparaît comme une condition quasi-transcendantale de l'écriture. "L'expropriation du nom équivaut à une réappropriation", écrit Rogozinski (p79), mais l'inverse aussi est vrai. Le moi est disséminé, précaire, infiniment exposé à l'autre, mais il résiste à son effacement. Il peut proférer un "oui", un "viens", un "me voici".

 

 

 


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