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Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, notre époque                     Derrida, notre époque
Sources (*) : L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire               L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
Jacques Derrida - ""Politiques de l'amitié", suivi de "L'oreille de Heidegger"", Ed : Galilée, 1994, pp98-99

 

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Mutations du concept d'oeuvre

Par ses apories, son axiomatique impossible, l'oeuvre derridienne réfléchit et formalise la mutation d'aujourd'hui, sa dislocation absolue, son désajointement sans bordure

Mutations du concept d'oeuvre
   
   
   
               
                       

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Vers la fin du 19ème siècle, une secousse a bouleversé la culture. Jacques Derrida parle de séisme, de folie, de chaos, de mutation qui emporte les oppositions du discours, les brouille, les détruit, déstabilise les événements les plus courants de la vie, les aspire dans une logique du "peut-être". A sa façon protéiforme et multiple, Nietzsche a témoigné de cette mutation. L'enjeu est l'expérience de la politique, du partage communautaire. Pour en rendre compte, des penseurs des années 1960-70 (Bataille, Blanchot, Nancy) ont avancé des syntagmes étranges, contradictoires : le rapport sans rapport, la communauté de ceux qui n'ont pas de communauté, la communauté désoeuvrée ou inavouable. Bien qu'il ne le dise pas explicitement, on peut ajouter le nom de Derrida à cette liste. Lui aussi appartient au temps de cette mutation, sans lui appartenir ni se fier à cette appartenance. Lui aussi prend le risque et la responsabilité de réfléchir cette mutation, de la formaliser. Lui aussi lance des appels fous, impossibles, des avertissements muets, "des mots qui se consument dans une sombre lumière". Lui aussi lance des mises en garde qui clignotent sans fin, sans détermination, sans destination préétablie, lui aussi lance des signaux, propose de nouvelles apories. Il le dit plusieurs fois. Parler de droit, de liberté, d'égalité, de démocratie, de république est un devoir, mais on ne peut désormais en parler que de façon paradoxale, aporétique, impossible. Pourquoi?

 

 

Pour qu'il ait été possible de parler ainsi, pour que ce soit devenu un devoir, une obligation, pour que de tels discours (paradoxaux, aporétiques, contradictoires) aient pu être pris au sérieux, pour qu'ils aient pu apparaître comme conséquents et même réalistes, il aura fallu qu'il se passe quelque chose dans le monde (une chose, un réel). Cette mutation, il faut la formaliser. C'est un risque, mais aussi une responsabilité, une urgence (urgence qui n'est pas seulement dans l'immédiateté du présent, qui est aussi conceptuelle). D'un côté, il faut contester radicalement, déconstruire les schèmes traditionnels (causalité, signification), et d'un autre côté, il faut rappeler l'indéconstructibilité d'autres concepts qui se tiennent au-delà du discours: l'autre, l'événement, la singularité, la différence de force (différance).

Faire parler cette autre voix, grave et responsable, est le souci de Jacques Derrida, auquel il est engagé, dit-il, depuis longtemps [peut-être même est-ce ce souci qui a motivé son entrée en philosophie].

 

 

 


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