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Derrida, l'amitié                     Derrida, l'amitié
Sources (*) : Au - delà du souverain, un concept "unheimlich"               Au - delà du souverain, un concept "unheimlich"
Jacques Derrida - ""Politiques de l'amitié", suivi de "L'oreille de Heidegger"", Ed : Galilée, 1994, p215

 

Autoportrait avec un ami (Raphael, 1519) -

Derrida, inconditionnalités, principes inconditionnels

Le motif de l'amitié fraternelle, souveraine, inconditionnelle, exceptionnelle et indivisible, se retrouve avec ses paradoxes dans toute la tradition gréco-chrétienne

Derrida, inconditionnalités, principes inconditionnels
   
   
   
               
                       

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Dans une longue digression entre crochets (entre les pages 203 et 215 de Politique de l'amitié) qui est aussi une parenthèse dans le livre, Jacques Derrida reprend l'analyse que fait Montaigne de la "souveraine et maîtresse amitié", en attirant l'attention sur trois points :

a. Depuis la définition d'Aristote citée par Diogène Laërce ("Une seule âme logée en deux corps") jusqu'à Cicéron, Saint Augustin, Montaigne et au-delà, on retrouve un concept qu'on peut qualifier d'amitié inconditionnelle souveraine. Chaque fois ce sont les mêmes motifs et paradigmes qui sont transplantés, défigurés, déracinés. Aucun de ces textes n'est identique à soi, tous sont intempestifs, tous débordent les classifications d'usage, et tous, dans leurs continuités / discontinuités, sont liés par un réseau de citations et de reprises.

b. Vers la fin du 19ème siècle, Nietzsche introduit une rupture dans cette tradition. Il ouvre vers un concept d'amitié inconditionnelle sans souveraineté. Cette rupture est à la fois chronologique (elle ouvre une autre époque) et non chronologique. Si on analyse chacun de ces textes, avec ses paradoxes, contradictions et apories, on remarque que l'autre politique appelée par Nietzsche mais qui reste à définir, commence déjà à s'écrire depuis le début.

c. Entre les deux amitiés inconditionnelles, souveraine et non souveraine, on ne peut donc pas faire de distinction tranchée. Toutes deux sont aporétiques, paradoxales. Ni entièrement privées, ni entièrement publiques, toutes deux brouillent la limite entre politique et non-politique. Toutes deux sont intérieures, tragiques, elles présupposent un double bind : double serment, double engagement, double responsabilité.

Souveraine, l'amitié ne répond devant aucune autre instance qu'elle-même, et n'entre dans aucun échange de type économique. Non-souveraine, elle est intermédiaire entre la relation fraternelle, communautaire, et l'amitié au-delà du souverain. C'est une sorte de folie à la fois ancrée dans la fraternité et hors-lieu, atopique, au-dessus des lois. Inconditionnelle, elle repose sur la raison, la vertu (des concepts de l'espace public), et aussi la confiance, le secret (au-delà de l'espace public).

 

 

Autoportrait avec un ami (Raphael, 1518-1520).

 

 

 


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