Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
"Je suis mort", et "Je me dois à la mort"                     "Je suis mort", et "Je me dois à la mort"
Sources (*) : Derrida, la mort               Derrida, la mort
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 18 janvier 2015

 

Ex Libris -

Le don d'une sur - vie

Œuvrer, c'est conjurer la hantise d'un "je-suis-mort"

Le don d'une sur - vie
   
   
   
Prolifications d'un principe Prolifications d'un principe
               
                       

Pour l'acqurir, cliquez

sur le livre

logo

 

- (Danel : Et si j'étais déjà mort? Et si tout cela n'était qu'un rêve?)

- Mariette : Danel n'ignorait pas, il ne pouvait pas ignorer qu'il n'était qu'un personnage de fiction. Seul un personnage de fiction peut, à la manière de la Wanda de Barbara Loden, affirmer simultanément, avec la même conviction, sans mentir, ni plaisanter, ni se contredire : "Je-suis-mort" et "Je-suis-dans-la-vie".

- Le scripteur : Il arrivera un jour où moi aussi je pourrai légitimement faire entendre, sans mentir, l'expression "Je-suis-mort" - mais où en serai-je à ce moment-là? Ce ne sera proféré, ni écrit. Mais si d'autres auteurs poursuivent ma tâche d'écriture, alors tout continuera, et le pronom personnel "je" n'aura rien d'abusif.

 

 

Dans le seul vers conservé du premier texte écrit par Jacques Derrida, qui'il cite lui-même, "Glu de l'élang lait de ma mort noyée", le mot "noyée" est écrit en plus gros. Il faut noyer la mort dans l'oeuvre, résister à cette mort du "je" qui hante l'écriture. Toute son oeuvre sera orientée vers une "résistance" qui ne cède pas aux facilités du présent-vivant. Ce n'est pas en tant que père qu'il écrit, ni en tant que maître qui trouve sa légitimité dans la procréation, mais en tant que fils d'un genre particulier, le "fils orphelin", celui qui trouve une nouvelle chance de dissémination dans la mort de ses parents (ce mot étant pris au sens large, incluant toutes les formes de fraternité), mais sans cesser d'être un fils. Le fils orphelin est un survivant qui dissocie la survie de l'obligation testamentaire, ce qui lui permet d'accéder à "la vie plus que la vie", comme il le dira dans sa dernière interview.

Le mal radical, ce serait un "je-suis-mort" accepté, contresigné. La passion de Jacques Derrida, ce fut de tout faire pour éviter une telle contresignature, pour l'interdire, la rendre impossible. Ses principes inconditionnels, qui obligent à vivre avec l'impossible, opèrent comme des sceaux d'un genre particulier, qui empêchent le bouclage du "je-suis-mort" sur lui-même.

Le jour où il est venu à l'idée de Danel que, peut-être, il était déjà mort et que tout cela, toute cette histoire, pouvait n'être qu'un rêve, un effet de miroir, c'est ce jour-là que tout a basculé. On ne saura jamais si ce basculement tenait à la vérité de cette phrase, ou au contraire à sa fausseté.

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Delain
DerridaJeSuisMort

HE.LHE

DerridaMort

MV.LLM

VMVParcours

GG.MGG

FDVParcours

GF.LLK

UDerridaJeSuisMort

Rang = UDerridaConjurMort
Genre = MK - NG