Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Le verdict, au-delà de l'oeuvre                     Le verdict, au-delà de l'oeuvre
Sources (*) : Le secret de Derrida, indéchiffrable               Le secret de Derrida, indéchiffrable
Jacques Derrida - "Un ver à soie - Points de vue piqués sur l'autre voile", Ed : Larousse, 1997, p48 Derrida, le talith

[Quand, de la chrysalide d'un ver à soie, émerge un autre vivant, alors tombe le verdict, pire que la mort et valant plus que la vie même : l'oeuvre est abandonnée]

Derrida, le talith
   
   
   
                 
                       

Un ver à soie est une sorte de machine à tisser qui trouve en lui-même, par auto-affection, de quoi faire son oeuvre : le cocon, dont on récupère le fil. En témoigne la description suivante (trouvée ici) : "A la fin du 5ème âge, quand les vers ont vidé leurs intestins et qu'ils sont translucides et jaunes, ils ont perdu 2 cm environ. Un cocon peut être filé n'importe où, pourvu qu'il y ait des points d'ancrages en trois dimensions. Après avoir passé une heure à fixer des fils un peu dans tous les sens pour obtenir un support, le ver à soie peu enfin commencer à filer son cocon en faisant des 8 sur lui-même. Il travaille ainsi pendant deux ou trois jours, et va produire un fil d'à peu près 1500 mètres de long. Après s'être complètement vidé de sa soie, la chenille aura considérablement rétréci et ne fera plus que 3 cm de long environ, et c'est là qu'elle va se transformer en chrysalide."

Mais la machine finit par s'arrêter, et c'est alors qu'arrive ce que Jacques Derrida appelle le VERDICT : ce moment de mort et de résurrection où le ver ayant mué, s'étant retiré, c'est autre chose qui sort de la chrysalide. Il ne nomme même pas le papillon, peu importe ce que "est" cette autre chose.

"Quelle chance, ce verdict, quelle chance redoutée : oui, maintenant, il y aura pour moi pire que la mort, je ne l'aurais jamais cru, et la jouissance ici surnommée "résurrection", à savoir le prix de la vie extraordinairement ordinaire vers laquelle je voudrais me tourner, sans conversion, pour quelque temps encore, telle jouissance vaudra plus que la vie même" (Un ver à soie, in Contretemps 2/3, p48).

cf : Un souvenir d'enfance de Jacques Derrida : le ver à soie s'auto-affecte jusqu'au moment de "véraison" unique, imprévisible, où se perce l'écorce, §2 et 3.

Tout ce passe comme s'il ne voulait jamais arrêter de tisser son oeuvre (son cocon, son talith), comme s'il s'attendait sans espoir au verdict sans appel. Mais un jour ce moment unique de la fin de la fin de l'histoire (p15) arrivera. Il faudra que tout héritage et même toute trace de l'oeuvre (pire que la mort) soient abandonnés. Le verdict est un mauvais rêve, une sentence qui met un coup d'arrêt au fantasme, à l'hallucination, à la navette entre rêve et réalité.

"Il la secrétait, la secrétion. Il sécrétait. Intransitivement. Il bavait. Il sécrétait absolument, il secrétait une chose qui ne lui serait jamais un objet, un objet pour lui, un objet auquel il ferait face en vis-à-vis. Il ne se séparait pas de son oeuvre. Le ver à soie produisait hors de lui, devant lui, ce qui ne le quitterait jamais, une chose qui n'était autre que lui, une chose qui n'était pas une chose, une chose qui lui appartenait et lui revenait en propre. Il projetait au dehors ce qui procédait de lui et restait au fond, au fond de lui : hors de soi en soi et près de soi, en vue de l'envelopper bientôt tout entier. Son oeuvre et son être pour la mort" (Un ver à soie, in Contretemps 2/3, p48).

Le papillon vole en laissant l'oeuvre morte, abandonnée, sans songer à la porter, un geste qu'on peut juger "pire que le mal". Mais d'un autre côté, il s'élance, il jouit de pouvoir voler, il survit, ce qui vaut "plus que la vie même". Tel est le verdict imminent, messianique : nous condamner, en même temps, à "pire que le mal" et "plus que la vie".

cf : Il faut s'attendre au messie comme à l'imminence d'un verdict qui ne dévoile rien qui tienne, ne déchire aucun voile, mais invite à la diminution, au retrait, au départ, à la relève de l'autre.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

Un souvenir d'enfance de Jacques Derrida : le ver à soie s'auto-affecte jusqu'au moment de "véraison" unique, imprévisible, où se perce l'écorce

-

Il faut s'attendre au messie comme à l'imminence d'un verdict qui ne dévoile rien qui tienne, ne déchire aucun voile, mais invite à la diminution, au retrait, au départ, à la relève de l'autre

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

 

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
   
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Derrida
TalithVoile

AA.BBB

ArchiOeuvreCorpus

XQ.LLK

DerridaTalith

LF.LKK

EG_TalithVoile

Rang = QDerridaResurrection
Genre = -