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Derrida, le génie                     Derrida, le génie
Sources (*) : Derrida, le Qui et le Quoi               Derrida, le Qui et le Quoi
Jacques Derrida - "Genèses, généalogies, genres et le génie - Les secrets de l'archive", Ed : Galilée, 2003, pp10, 44

 

Portrait d'Emile Bernard a Florence (Paul Serusier, 1893) -

L'oeuvre, le "Qui", le "Quoi"

A la question "Qu'est-ce qu'un génie?", on doit répondre à la deuxième personne : "Génie, qui es-tu?", dans le secret du silence : "Qui est tu?"

L'oeuvre, le "Qui", le "Quoi"
   
   
   
               
                       

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1.

S'interrogeant, dans Genèses généalogies, genres et le génie, sur la façon dont on peut définir un génie, Derrida se détourne d'une question du type "Qu'est-ce qu'un génie?", axée sur le Quoi (un génie, ce serait ceci ou cela), et préfère une formulation axée sur le Qui : "Qui es-tu?". Par ce privilège du Qui, il se situe dans la filiation heideggerienne, mais chez lui le générique "homme" est remplacé par le pronom personnel singulier "tu". Il s'adresse à quelqu'un, à lui, il l'apostrophe à la deuxième personne du singulier. D'où vient ta toute-puissance? Ton secret? "Génialité de qui? Qui est-ce? Qui es-tu?" demande-t-il (p12).

La question "Qui es-tu?" peut aussi se lire "Qui est tu", c'est-à-dire "Qui est silencieux?", quel est le secret tu, inavouable dans l'apostrophe même, à la deuxième personne du singulier? Cette deuxième personne du singulier est celle qui est privilégiée par Hélène Cixous dans le texte commenté, "Rêve je te dis" (page 39 et suivantes). En racontant une partie de ses rêves, Cixous s'adresse à quelqu'un auquel elle dit "tu". Il faut se taire. Le génie impose un silence, un secret. Il se tait, il est tu. "Il y a le tu qui est tu et sait se taire ou imposer le silence à son sujet" (p41). Ainsi le secret reste-t-il secret, inavouable, même dans l'aveu, il reste gardé par-devers l'inconscient, et le lecteur tutoyé doit participer à cette scène de cryptage.

La littérature, comme forme d'écriture "géniale", scelle le secret. Elle garde en réserve ce qu'elle exhibe. Elle provoque le lecteur ou l'archiviste qui lui pose la question, "Qui es-tu", mais elle reste secrète, indécidable.

Le génie, c'est la force du secret, la force faite secret ou Secret (p46), avec une majuscule comme l'écrit Cixous, ce qui en fait un nom, une personne. Un Secret, selon la double interprétation Derrida/Cixous, c'est quelqu'un qui est voué au silence.

Un rêve de Faust (Harry Clarke, 1925).

 

 

2.

Le "tu" du génie, c'est celui auquel on s'adresse (p90). "Qui es-tu, génie?" Je ne peux me fier à aucune filiation, aucune généalogie, aucune analogie (généanalogie ou anagénéalogie écrit Derrida) pour situer le lieu de cette adresse insaisissable, hétérogène, peut-être contrefaite, ou mensongère, ou trompeuse (le malin génie). Le génie est irréductible à la nature, à la vie, à tout héritage, quel qu'il soit. C'est un événement inédit, indécidable, une arrivance impossible. L'instant de son retour est tu (il ne se dit pas).

 

 

 


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