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de Jacques Derrida

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Le "corpus" derridien, indissociable de la vie                     Le "corpus" derridien, indissociable de la vie
Sources (*) : Derrida, l'art, l'oeuvre               Derrida, l'art, l'oeuvre
Jacques Derrida - "Genèses, généalogies, genres et le génie - Les secrets de l'archive", Ed : Galilée, 2003, p20

 

Soutien de famille (Al.echinsky, 1960) -

Derrida, l'archive

A la distinction entre "oeuvre", "avant-oeuvre", "hors-l'oeuvre" et "hors-la-loi de l'oeuvre", l'archive résiste

Derrida, l'archive
   
   
   
Derrida, le secret Derrida, le secret
               
                       

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A l'occasion du don, par Hélène Cixous, de ses archives à la Bibliothèque Nationale de France, Jacques Derrida fait observer que le fond légué ne contient pas seulement l'oeuvre publique, publiée, le corpus littéraire de 55 ouvrages [à la date de 2003 où il écrit], mais aussi des cartons, des cahiers, des dizaines de milliers de pages inédites, des lettres, des rêves et des documents en tous genres qui ne font pas partie de cette oeuvre ou de cet oeuvre. Par où passe la limite entre l'oeuvre et le hors l'oeuvre? Et la limite entre le mot "oeuvre" employé au féminin selon l'usage courant, et le mot "oeuvre" employé au masculin, selon un usage plus rare et semble-t-il plus formel [il s'agit de l'"oeuvre littéraire signé Hélène Cixous", p19]? L'ensemble oeuvre / hors l'oeuvre, il le qualifie de "fonds sans fonds" (p15), utilisant le schème "X sans X" par lequel il évoquait, quelques années auparavant, le lien d'amitié d'une communauté sans communauté. Pendant des siècles, dit-il, les lecteurs et interprètes réfléchiront à cette limite énigmatique, ce tremblement entre préhistoire de l'oeuvre, protohistoire, avant-oeuvre [c'est le mot d'Hélène Cixous], Oeuvre [la majuscule est aussi de Cixous] archivable, préarchivable et archi-archivable, fiction et mémoire, fantasme et réalité, livre et non-livre, partie publique et partie censurée, déchiffrable et indéchiffrable. Cette limite entre l'oeuvre (montrée, publiée) et son extériorité (secrète, privée) restera instable, indécidable.

C'est la structure même de cette archive qui dépossède les dépositaires (les archontes) de l'autorité, du pouvoir d'interpréter, de décrypter et d'analyser le texte. Pour distinguer entre l'oeuvre et l'hors l'oeuvre, ils se heurteront à d'insolubles problèmes herméneutiques, éthiques, techniques et juridiques. Quoiqu'ils fassent, l'archive ne se laissera pas faire. "Elle donne du mal, elle fomente une révolution" dit Derrida. Elle entretient une brouille perpétuelle entre les couples conceptuels.

 

 

L'oeuvre d'Hélène Cixous s'organise autour d'une dramaturgie de la famille, de l'origine, de la naissance et de la filiation. Dans cette oeuvre même (ou cet oeuvre), la limite entre publications, fictions, biographie et autobiographie est tremblante, vacillante, brouillée. Entre son père Georges Cixous mort quand elle avait dix ans, sa mère Eve Klein, encore vivante et centenaire en 2003, son fils mongolien Georges, disparu prématurément, son frère Pierre condamné à mort par l'OAS (mais survivant), son fils Stéphane mort en 1961 à l'âge de un an, et ses enfants toujours bien vivants Pierre-François et Anne-Emmanuelle, c'est le spectre du nom Georges qui circule, omniprésent, dans les rêves comme dans le texte, en tant que tel ou sous l'habillage fictif de Gregor. Ce nom Georges, Derrida le qualifie de "chef-d'oeuvre". C'est lui qui porte la dramaturgie, la "topodynamique" qui fait circuler entre les genres. [Or ce nom est inaccessible aux archivistes].

Tous les matins, au rêveil, Hélène Cixous s'assied au bord du lit et prend note de ses rêves, ou plus exactement des traces laissées par l'interruption de ses rêves (p53). Comment relier ces notations avec son oeuvre publiée, littéraire, fictionnelle, théâtrale, le corpus de ses écrits et de son travail d'enseignante? Son génie, dit Derrida, c'est de "donner naissance à l'oeuvre comme événement" (p55). En coupant "avec toute généalogie, genèse ou genre" qui pourraient déterminer cette oeuvre autrement que par grâce, elle préserve une limite indécidable entre le secret comme tel et son apparition.

 

 

 


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