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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Oeuvre, différance, pulsion de mort                     Oeuvre, différance, pulsion de mort
Sources (*) : Derrida, l'hymen               Derrida, l'hymen
Jacques Derrida - "La carte postale, de Socrate à Freud et au-delà", Ed : Flammarion, 1980, p337, Spéculer - sur "Freud"

 

Mere et enfants jouant (Picasso, 1951) -

En jetant et faisant revenir la bobine, l'enfant du Fort/Da - ou Fort:Da - associe dans un hymen la dissociation et la conjonction, la séparation et la dissémination

   
   
   
               
                       

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Le petit-fils de Freud avait l'habitude de jeter les objets en prononçant, avec satisfaction, un o-o-o-o bruyant. Cette opération d'éloignement, de dispersion, de tout un attirail de jeu (Spielzeug, dit Freud, toutes sortes d'objets qui se trouvaient à portée de sa main), obligeait les parents à récupérer ces objets, à les ranger, les remettre en ordre. Freud qualifie de "jeu" l'action du petit garçon, et de "travail" celle des parents. Jacques Derrida met en question cette distinction entre jeu et travail. Pourquoi la dispersion par l'enfant serait-elle un jeu, et le rassemblement par les parents un travail? Après tout, l'opération globale de désajointement / ajointement pourrait être considérée comme un ensemble - jeu/travail ou travail/jeu. C'est bien ce que suggère l'enfant lui-même en prenant en charge, au moins une fois, la dispersion et le rassemblement. Il jette la bobine par-dessus son lit entouré d'un rideau, de l'autre côté (o-o-o-o!) et la fait revenir en tirant sur la ficelle (a-a-a-a!). Le grand-père et la fille (ou la mère) sont d'accord pour dire que cela "signifie" Fort/Da (là-bas / ici, ou bien loin /près). Ils sont donc d'accord pour dire que l'ensemble est un "jeu complet" (c'est le mot de Freud, komplette Spiel), une unité. Mais, bien que ce soit le retour qui lui procure le plus grand plaisir, dès que ça revient, il jette à nouveau. Le "jeu" ne se termine jamais (pas plus que le travail). "Ça part et ça repart", pourrait-on dire, ça fait marcher, ça vient à peine de partir que ça va revenir, dit Derrida. En tous cas ça ne s'arrête pas, contrairement à ce que disent Freud et sa fille.

 

 

Dans le jeu soi-disant complet, l'enfant contourne le bord du lit, il l'entoure. Pour introduire son concept de l'hymen, Jacques Derrida remplace le Fort/Da traditionnel, avec barre ou cloison, par un Fort:Da de son cru, toujours partagé mais par deux points (deux pointes). Le Fort/Da sépare, c'est un obstacle, une limite, il a une face interne et une face externe, tandis que dans le Fort:Da, l'absence et la présence sont accouplés. Elles se rapportent, renvoient l'une à l'autre. Le jeu se déploie comme un voile, un écran, un hymen, un tissu plié, double, disséminant. Dans son moment d'absence, l'objet jeté (Spielzeug) est phallique, détaché, tandis que dans son moment de présence, l'objet jeté enveloppe [invagination]. Dans le premier cas, l'autorité du principe de plaisir est préservée, tandis que dans le second, la bobine vient en plus, sans se soucier de l'autorité (du grand-père, de la mère).

 

 

 


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