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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, plaisir, jouissance                     Derrida, plaisir, jouissance
Sources (*) : Derrida, l'hymen               Derrida, l'hymen
Jacques Derrida - "La carte postale, de Socrate à Freud et au-delà", Ed : Flammarion, 1980, p424, Spéculer - sur "Freud"

 

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Derrida, la stricture

On ne sait pas ce qu'est le plaisir : un passage qui n'arrive qu'à s'effacer, un hymen qui revient à son point de départ, une stricture qui se lie elle-même

Derrida, la stricture
   
   
   
               
                       

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Quand Freud parle de principe de plaisir, à quoi fait-il alllusion? Quel est ce facteur X que l'appareil psychique doit lier pour réduire la tension, c'est-à-dire, en principe, augmenter le plaisir? La tendance générale du vivant serait de maintenir le plus bas possible le niveau d'excitation, de s'orienter vers le repos inorganique, la mort. La jouissance, par exemple celle de l'acte sexuel, tiendrait à la réduction brutale d'un niveau de tension trop élevé. Mais la conséquence de ce principe de nirvana est étrange. "On ne prend du plaisir que pour le perdre - et le garder revient au même" écrit Derrida.

Qu'est-ce que le plaisir, en quoi consiste-t-il? Si l'on en croit Freud, il est ce qui tend "vers l'annulation de son propre procès" (Derrida). Pour retrouver la voie de l'inanimé (son accomplissement final), le plaisir parcourt un cercle, un anneau toujours liminaire, entre le sans-plaisir et la décharge, la préparation et la fin. Double comme un hymen (membrane à déchirer et union nuptiale), il est un lieu de passage entre deux limites, une opération compulsive, indéfiniment reproduite, qui revient toujours au commencement.

Rien ne garantit l'unité ni le sens invariant du mot plaisir. Pour décrire cet énigmatique facteur X, Derrida parle de stricture. Il est polymorphe, insaisissable, il peut se manifester comme déplaisir, contre-plaisir. La stricture, c'est cette structure qui produit le plaisir en le liant, qui ne le laisse croître qu'avec restriction. Il faut que le plaisir se limite lui-même, qu'il ait la capacité de se lier (c'est le principe de plaisir freudien). C'est sa force de stricture, sa puissance; plus il y a de forces encore libres, plus il s'érotise. Plus il se lie, plus il s'enchaîne strictement, plus il se maîtrise.

Image extraite du film de Kenneth Anger, Inauguration of the Pleasure Dome (1954).

 

 

"Et si le plaisir ne se produisait qu'à différer de lui-même? S'il n'arrivait qu'à cette condition?" (La Carte postale, p426).

"Pas de plaisir, certes, mais si c'est le plaisir qui incessamment se limite, traitant avec lui-même, se contractant pour se préparer à lui-même, se produire, résoudre, régénérer, perdre et garder au service d'une fonction générale dont il est la tendance, alors, aussi bien, il n'y a que Plaisir" (La Carte postale, p 426).

 

 

 


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