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Derrida, vérité                     Derrida, vérité
Sources (*) : L'oeuvre ne dévoile nulle vérité               L'oeuvre ne dévoile nulle vérité
Jacques Derrida - "La vérité blessante, ou le corps à corps des langues", Ed : Europe, 2004, p20

 

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Derrida, l'événement

Il y a vérité quand ça arrive, quand ça fait oeuvre, ça transforme, ça travaille, ça doit être avoué : alors la pulsion de vérité fait advenir et changer le monde

Derrida, l'événement
   
   
   
               
                       

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D'un côté, Jacques Derrida se dit passionné de vérité, mais d'un autre côté, aujourd'hui, la croyance en la vérité semble se perdre. Ou plus exactement, comme le dit Evelyne Grossman, il faut, pour approcher la vérité, une interprétation infinie; ou bien, comme le dit Derrida, "la vérité se soustrait toujours à l'infini de l'interprétation" (p19). D'un côté, il y a une pulsion de vérité (p20) qui appelle, voire exige l'interprétation; et d'un autre côté, le concept de vérité "classique" ne répond pas, ne peut pas répondre à cette pulsion. La vérité ne peut ni se transmettre comme un savoir, ni se traduire dans une langue claire, ni se nommer, ni se donner "comme telle". Dans cette tension opère la déconstruction. Elle doit interpréter, déchiffrer, mais selon des codes indisponibles - des codes qu'il faut eux-mêmes déchiffrer. Et s'il y a du sens au bout de cela, il n'est pas ultime, pas stable - ni même vrai. Il transforme et se transforme. La vérité derridienne fait penser, mais elle est impensable, impossible à thématiser et objectiver.

Une image du film "La vérité", de Henri-Georges Clouzot (1960).

 

 

La vérité n'est pas un constat, c'est une expérience singulière, non universalisable, l'expérience de ce qui arrive. Elle fait oeuvre, précise Derrida :

"Moi, j'essaie au contraire [de Heidegger] de penser une expérience de vérité qui n'apparaisse même pas "comme telle", parce que dès que cela apparaît "comme tel" cela peut être capté et donc transmis par le langage ordinaire, par le langage au sens courant. On dit : voilà, là il y a l'essence de la chose qui apparaît "comme telle"; je la nomme, donc je la transmets et c'est virtuellement universel, universalisable. Non, il s'agit d'une vérité singulière, intransmissible, qui n'apparaît peut-être même pas "comme telle", qui peut rester alors inconsciente en un sens vaguement psychanalytique, en tout cas de type psychanalytique, et qui pourtant fait oeuvre. Une vérité, là, transforme, travaille, fait travailler, change des choses".

Et d'ailleurs lui-même, souvent, c'est poussé par cette pulsion qu'il a fait oeuvre. Ce qui lui paraissait vrai, il ne pouvait pas ne pas le dire, il fallait que ça s'avoue. La vérité qui survient est alors un événement performatif, "plus que performatif et autre que performatif" dit-il [ce que je traduis aussi par : au-delà du performatif], une mutation, une révolution plutôt qu'une révélation, qui fait advenir et changer le monde.

 

 

 


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