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 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Glas, le secret                     Glas, le secret
Sources (*) : L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire               L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 25 sept 2015 "Glas", texte en double colonne

["Glas" est l'oeuvre qui laisse venir, entre les colonnes, cette force secrète, irrelevable, qui exclut, écoeure, détruit, met à mort, indispose et transforme]

"Glas", texte en double colonne
   
   
   
                 
                       

1. Questionnement.

En désagrégeant - désintégrant l'unité de quelques noms propres (Hegel, Genet, Derrida, d'autres encore), Glas démultiplie le secret sans le révéler. Cette œuvre-là est une matière explosive. En faisant exploser le secret, elle le garde. Peut-on en dire autant de toute l'oeuvre de Jacques Derrida, voire de toute œuvre [digne de ce nom] en général? En quoi l'œuvre, par son rapport au refoulé, à l'engrammé, à l'enchiffré, à l'encrypté, rapport que peut-être elle seule peut porter, contribuerait-elle à répondre au mal radical? C'est ce qu'on va tenter d'explorer, en prenant ce thème par plusieurs biais.

 

2. Le nom.

Dès le départ, la question du nom se pose sur le mode de la divisibilité du nom. Hegel / Aigle / Gl / Glas. Qu'y a-t-il dans ce nom qu'aucun philosophe n'a jamais dit? Il y a le premier deuil, celui qui arrive dès la première entrée dans le langage, dès qu'un nom m'est prononcé et attribué. Je suis mort, Je suis déjà mort, comme le dit Valdemar (déjà mort depuis six mois) dans la nouvelle de Poe. Ce déjà, Jacques Derrida le prend pour lui-même, quand il signale que ce sont les premières syllabes inversées de son nom, De-Ja. Qu'y a-t-il déjà, dans la crypte de son nom? Il y a déjà un appel à lire son idiome, qui lui est inconnu. C'est cet idiome que, déjà, J.D. cherche à lire - tout en sachant que, pour lui, il restera illisible. Il n'y aura pas, sur ce plan, de clarification, mais un interdit : Tu ne confondras pas cet idiome avec la langue. On peut dire que Glas est l'énoncé de ce commandement, et aussi sa concrétisation. Ce texte est le nom idiomatique de Jacques Derrida et aussi l'annonce de sa signature cachée, de sa "vraie" signature et non pas de celle dont il use par artefact - une signature jamais dite, jamais manifestée comme telle, mais écrite.

 

3. Vomir le mal absolu.

Cette force secrète, mystique, [souveraine, aurait-il peut-être dit quelques dizaines d'années plus tard], c'est à la fois l'extériorité et l'hétérogénéité mauvaise, radicalement et violemment mauvaise, et la force principielle qui exclut spontanément, incontrôlablement, ce mal absolu : un dégoût irréductible, source pulsionnelle d'une inconditionnalité qui n'apparaîtra comme telle dans les textes derridiens qu'au début des années 1990 (le mot "inconditionnel" ne figure pas dans Glas). Pourquoi faudrait-il exhiber ce qui indispose, ce secret terrible que toutes les machines à exclure ont en commun? Pourquoi faudrait-il lui donner la figure du dégueuli? Derrida répond : c'est ainsi (et seulement ainsi) que le texte, qui est toujours texte de l'autre, se transforme, et c'est ainsi qu'il faut enchaîner, même après le pire [un enchaînement qui peut être rapproché d'un autre. cf : On ne peut pas enchaîner après Auschwitz, et pourtant, etc...]. Quelque chose nous pousse à viser un effet de lecture que seul un autre lecteur, encore inexistant, pourrait produire.

 

 

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Propositions

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La scène du "Je suis mort" interprète des structures universelles, lisibles, et aussi quelque chose d'absolument illisible, accessible seulement depuis la place de l'autre

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Le dispositif en deux colonnes de "Glas", fait pour indisposer, est une machine à produire des effets de lecture - qui n'est productive que si elle transforme le texte de l'autre

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Ce qui rassemble le texte de "Glas", c'est tout ce que les appareils défensifs tendent à exclure, à vomir ensemble

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En lisant "Glas", le lecteur est appelé à lire son for crypté, son idiome, enfermé en lui, son nom même

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La signature du nom propre entier peut dissimuler une autre signature, plus puissante, plus vieille, la signature d'un autre ou d'une autre

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On ne peut pas enchaîner après Auschwitz, et pourtant il faut enchaîner, mais sans résultat spéculatif

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