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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
A l'égard du mal, une réponse toute autre                     A l'égard du mal, une réponse toute autre
Sources (*) : L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire               L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 3 novembre 2015

[A la violence, on peut répondre par l'éthique, mais au mal radical, on ne peut donner qu'une réponse "toute autre"]

   
   
   
                 
                       

1. Qu'est-ce que la violence?

Le mot "violence" est utilisé par nommer une large variété de phénomènes, souvent éloignés les uns des autres, et parfois en contradiction (par exemple la même phrase, le même énoncé linguistique, peut être porteur de violence, et aussi de paix). C'est cette difficulté, voire impossibilité de définition rigoureuse qui la rapproche d'autres mots comme "bêtise", "dégoût", ou encore le grec "khôra". Plutôt qu'un phénomène, la violence est un milieu, un lieu démiurgique. On parle de violence primitive, comme on parle de pulsions primitives ou de chaos originel.

 

2. L'éthique.

L'éthique, c'est ce qui met un peu d'ordre dans ce chaos en fonction d'un critère, la justice. Introduire du discours dans ce désordre extrême qu'est la violence, peut sembler une "position", une "proposition", voire une "amorce de solution". La violence est sociale, ou politique, ou familiale, etc. On ne pourra trouver une seule définition, suffisamment large et précise, pour regrouper cet ensemble, mais on pourra toujours multiplier les tentatives de classification. Il en va autrement du mal radical, qui n'est ni social, ni familial, ni politique, ni classifiable, selon quelque critère que ce soit, mais "au-delà" de toutes ces déterminations. Le mal radical n'est pas un concept mais un "quasi-concept", qu'on ne peut délimiter précisément. La violence est incluse dans ce quasi-concept, mais il la déborde de toutes parts. Au mal radical, on ne peut pas directement répondre, car ce serait se soumettre à sa problématique. Tout ce qu'on peut faire, c'est se déplacer sur un tout autre mode, oeuvrer.

 

3. Un exemple d'oeuvrance.

On peut confronter à cette thèse la théorie de la violence développée par Marc Crépon. Comment répondre à la violence? Certainement pas par une contre-violence, mais sur un autre plan, celui du langage. Ce n'est pas la violence elle-même qu'on délimite, qu'on canalise ou qu'on pacifie. Crépon déplace la problématique. Il conserve le mot "violence", mais il la déplace sur un plan qui n'a strictement rien de violent. Ce plan, je l'appelle l'oeuvrance, et je soutiens que dès lors, ce qu'il prend implicitement en considération n'est plus la violence mais le mal, le mal radical. Il n'est pas nécessaire de proposer un bien pour répondre au mal. Il suffit de se tenir radicalement à l'écart de la violence.

 

4. La réponse derridienne : toute autre.

Derrida ne répond pas à la violence par l'éthique, mais par une position d'hétérogénéité radicale. Il n'ignore pas le visage de l'autre, sa vulnérabilité, mais ce n'est pas le coeur de sa réponse.

 

 

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