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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Oeuvrement, désoeuvrement                     Oeuvrement, désoeuvrement
Sources (*) :              
Marc Crépon - "La Vocation de l'écriture", Ed : Odile Jacob, 2014, p115

 

"Pensee de Crane", poeme de Celan, in Renverse du souffle, p94 -

La transcendance n'a pas d'autre sens que l'ouverture à l'infini par laquelle le poète se sépare de lui-même, se dessaisit de son moi

   
   
   
               
                       

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Selon Marc Crépon, qui reprend les analyses des poèmes de Paul Celan proposées par Derrida, Lévinas, Blanchot, la responsabilité du poème, c'est de creuser ce rien, d'ouvrir ce retrait par lequel il se promet à l'autre, va vers lui. On peut lire un poème, mais quelque chose en lui résiste à tout jugement, toute appropriation : son schibboleth. Par ce quelque chose d'inanalysable, le poème s'ouvre au temps de l'autre. Là se joue son hospitalité à l'égard de l'arrivant, le "secret de la rencontre" dont parle Paul Celan.

Pour nommer ce qu'il appelle un "partage des singularités", Crépon reprend le mot de transcendance qu'utilise Lévinas - mais qu'on ne trouve pas, dans ce contexte sous la plume de Derrida [Crépon note que Derrida parle de différance, de souveraineté; mais on pourrait aussi retenir le syntagme : "au-delà du souverain"]. Bien que la poésie ne puisse pas se détacher des traces que laisse l'existence du poète, elle ne se limite pas à l'expression de son moi égoïste. Pout s'ouvrir à l'infini, il doit "mourir à lui-même", se dessaisir de son moi. C'est ce dessaisissement qui signe la transcendance. Dans l'interprétation de Marc Crépon, qui écrit dans la continuité d'Emmanuel Lévinas, il s'agit d'attester de l'humain face à la violence (La vocation de l'écriture p116). L'attestation dont il s'agit est inconditionnelle, inconsistante et incompatible avec quelque appropriation que ce soit, qu'elle soit culturelle, nationale ou autre (p118). L'étranger auquel s'adresse le poème est défini par cette incondition - qui rejoint la thématique de l'inconditionnalité derridienne.

Poème de Paul Celan intitulé "Pensée de crâne, muette, sur la trace de flèche" (en allemand Schädeldenken), traduit par Jean-Pierre Lefebvre, in Renverse du souffle, p94.

 

 

"Aux dates d'un arrivant absolu dont nul ne voudra déterminer à l'avance qui il est et d'où il vient, parce que toute détermination de cet ordre est une source infinie de violence. Venir, répondre, répondre de l'autre, de son regard, de son visage et de ses dates, devancer son appel, Lévinas, Blanchot et Derrida, au plus près de ce qui fit du désastre de la Seconde Guerre mondiale, de son traumatisme et de sa césure, l'une des sources communes et secrètes de leur écriture, ne se sont sans doute jamais autant rejoints qu'en entendant cette injonction de la parole poétique. Dans le secret de sa rencontre, elle fut le méridien de leur constellation" (La vocation de l'écriture, pp119-120).

 

 

 


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