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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
"Glas" : Faire son deuil de la signature                     "Glas" : Faire son deuil de la signature
Sources (*) : Du patronyme J.D. à l'autre nom               Du patronyme J.D. à l'autre nom
Jacques Derrida - "Glas", Ed : Galilée, 1974, p26b

 

-

Derrida, date et signature

Quand je signe "J.D.", je suis déjà mort - ce "déjà" est la signature d'un autre

Derrida, date et signature
   
   
   
"Je suis mort", et "Je me dois à la mort" "Je suis mort", et "Je me dois à la mort"
               
                       

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Partons de la petite insertion qui se trouve en haut de la colonne 9a :

"là, derrière l'absolu d'un déjà, qu'y a-t-il" (p9ai).

On y trouve deux mots, "derrière" et "déjà". Or ces deux mots sont des métamorphoses de sa signature :

- On apprend plus loin, p80b, que Derrière n'est autre, pour J.D., que le nom de son père - c'est-à-dire son nom à lui, resplendissant en lettres dorées.

- On apprend dans un entretien recueilli dans Points de suspension (p29), que Déjà renvoie aux initiales du nom de Derrida (ou plus exactement à la forme inversée des deux premières syllabes de son nom). Même si ce renvoi n'a pas, en lui-même, de valeur démonstrative (Points de suspension p33), il insiste, il travaille au corps.

Quoique dépourvue de point d'interrogation (pourquoi faut-il que la question s'arrête avant la fin?), l'insertion prend la forme d'une question. Qu'y a-t-il là, derrière l'absolu d'un déjà? Ce déjà, a-t-on vu, est l'inversion de son nom. Mais Derrida fournit un peu plus loin, sur l'autre colonne, une autre précision. Un autre insert, p26b, commence par "lire le déjà comme sigle. Quand je signe, je suis déjà mort. J'ai à peine le temps de signer que je suis déjà mort. Je dois abréger l'écriture, d'où le sigle, parce que la structure de l'événement "signature" porte ma mort en lui-même (etc.)". Donc l'"absolu d'un déjà", ce pourrait être la phrase : "puisque j'ai signé, c'est que je suis déjà mort", uine formulation démontrable, rigoureuse, et en même temps illisible.

Une image du film de Marcel Cravenne, "L'île aux trente cercueils" (1979)

 

 

Mais alors, pour revenir à l'insert de la colonne 9ai, comment interpréter ce morceau de phrase "là, derrière l'absolu d'un déjà, qu'y a-t-il"? Qu'y a-t-il derrière l'absolu de ce déjà? Quelle autre signature, plus puissante, plus vieille que celle-là, se cache en-deça ou au-delà des deux figures du nom de Derrida? La passion derridienne du nom propre, ce serait que la signature est toujours la signature d'un autre, qu'elle est toujours écrite dans une autre langue, intraduisible. "La passion du nom propre : ne jamais se laisser traduire - selon son désir - mais souffrir la traduction - qui lui est intolérable. Vouloir se réapproprier, reprendre en son ventre toutes les langues du monde venues lécher sa surface au moment où, exposé, prononcé, il s'est communément engagé dans le concept ou dans la classe" (Glas p27ai). Tandis que le "déjà" de la dialectique spéculative n'a ni reste, ni restance (p18ai), le "déjà" derridien est inépuisable.

 

 

 


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Derrida
DerridaDeuilNom

GE.LLE

DerridaPatronyme

EE.LEE

DerridaSignature

WJ.LLE

DerridaJeSuisMort

EV.LLE

VDerridaDejaSignature

Rang = VDerridaJeSuisMort
Genre = MH - NP