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de Jacques Derrida

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Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Glas", Ed : Galilée, 1974, pp171a et 183a

Antigone, la figure de la soeur, est pour Hegel l'inassimilable, l'indigeste absolu, inclassable et irrecevable dans le système transcendantal de la famille

   
   
   
 
                 
                       

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Contre la loi humaine (la loi virile, masculine, communautaire, politique et spirituelle), s'appuyant sur une loi divine non écrite (féminine, familiale, naturelle, personnelle), Antigone réclame une sépulture pour son frère, un frère qui pour elle est irremplaçable. On peut en effet remplacer un mari ou un fils, mais pas un frère [ni d'ailleurs son père, Oedipe]. Créon ordonne alors de l'enfermer dans un tombeau de pierre, d'où elle ne verra plus jamais le soleil. Le droit familial, celui de la jouissance et de la possession des choses, n'est acceptable par les gouvernants que s'il est subordonné à celui de la cité. Quand la cité est en guerre (et dans le cas particulier, le frère d'Antigone l'a trahie), la loi de l'homme prévaut sur celle de la famille.

Hegel reconnaît que, entre un frère et une soeur, il n'y a pas de désir sexuel. C'est un lien singulier, naturel, et même naturellement éthique. Mais Antigone ne deviendra jamais ni citoyenne, ni femme, ni mère. Avant même d'avoir pu se marier [avec le fils de Créon, qui lui était promis], elle annonce : "Je suis morte". Elle restera éternellement soeur, sans jamais être "relevée" à un statut supérieur dans la famille, sans jamais entrer dans la logique de lutte à mort qui caractérise [selon Hegel] toute demande de reconnaissance. Voilà qui est inassimilable, inconcevable. Hegel est fasciné par Antigone, cette tragédie qui est selon lui "la plus admirable, la plus apaisante oeuvre d'art", cette figure absolument irrecevable, radicalement indigeste, dans son propre système.

Derrida choisit, dans Glas, de couper sa lecture du texte hegelien (p171a), en plein milieu d'une phrase, par un long insert d'une douzaine de pages qui contient notamment une série de lettres de Hegel à sa propre soeur. Dans un autre insert (p72ai), il avait souligné que Marie était le prénom de sa mère (Marie-Madeleine), et aussi le prénom de sa fille (Susanna-Marie), laquelle fille était morte juste après sa naissance (en 1812). Il renvoie à un tableau qu'il a vu à Dresde, et qui contient trois figures féminines, la troisième étant probablement Anne [Dans les tableaux de Ste Famille, il y a souvent Anne. A vérifier]. Hegel avait une soeur, Christiane, dont le surnom était Nanette, et à laquelle il a beaucoup écrit.

 

 

 


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