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Sources (*) : Derrida, l'art, l'oeuvre               Derrida, l'art, l'oeuvre
Mireille Calle-Gruber - "Jacques Derrida, la distance généreuse", Ed : La Différence, 2009, pp61, 64

 

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Il faut vivre, encore plus que la vie

Ce qui vaut "plus que la vie même", c'est tisser le mourant-vivant du même fil, c'est faire à l'autre l'avance d'une vie, d'une oeuvre

Il faut vivre, encore plus que la vie
   
   
   
Derrida, la vie, la survie Derrida, la vie, la survie
               
                       

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Il est question du souvenir d'enfance de Jacques Derrida (raconté ici et commenté , entre autres), quand, vers l'âge de 12 ans, il élevait des fils à soie dans une boîte à chaussure. Beaucoup plus tard, il revient sur le moment où le papillon s'extrait de la chrysalide, auquel il donne un nom étrange, véraison, un mot dont les consonances sont multiples (vérité / raison, ver / oraison, verge / maison, etc.), mais la signification du dictionnaire beaucoup plus triviale (de vérir, varire : état des fruits qui commencent à prendre la couleur qu'ils auront quand ils seront mûrs).

Mourant / vivant, ce pourrait être l'ensemble disparate formé par le cocon (mourant) et le papillon (vivant) à l'instant où le second s'élance, pour une autre vie. Mais si l'on se contentait de cette description, on ne décrirait qu'un cycle immuable, celui du renouvellement vital. Ce que décrit Derrida, c'est la surprise et la fascination de l'enfant quand l'un des cocons arrive à terme. C'est pour lui un verdict. Autre chose s'élance, radicalement différent, et cet autre chose, il dit que c'est plus que la vie.

"Quelle chance, ce verdict, quelle chance redoutée : oui, maintenant, il y aura pour moi pire que la mort, je ne l'aurais jamais cru, et la jouissance ici surnommée "résurrection", à savoir le prix de la vie extraordinairement ordinaire vers laquelle je voudrais me tourner, sans conversion, pour quelque temps encore, telle jouissance vaudra plus que la vie même" (Un ver à soie, in Contretemps 2/3, p48).

 

 

Deux excès se croisent : de mort et de vie. La véraison, pour Derrida, arrive comme un événement unique, tendu vers l'avenir. Il ne conçoit pas le nouveau papillon comme un moment dans le mouvement d'un cycle, mais comme un Moïse secrètant ses propres règles, brandissant de nouvelles Tables de la Loi. Ce qui surgit alors (toujours dans l'imagination de l'enfant), c'est plus qu'un animal : ce sont des facultés performatives inconnues.

Il faut alors citer la conclusion de Jacques Derrida dans Un ver à soie, points de vue piqués sur l'autre voile (p50) : "Le verdict. Comme si tout à coup le mal, rien de mal n'arrivait plus. Comme si rien de mal n'arriverait plus que la mort - ou seulement plus tard, trop tard, tellement plus tard". Cette irruption-séparation d'un mourant-vivant est pour lui la seule garantie possible de protection contre le mal. Et Mireille Calle-Gruber de conclure : "Il conduit. / Il conduit - et toujours, il nous aura fait l'avance d'une vie. D'une oeuvre".

 

 

 


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