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de Jacques Derrida

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Derrida, l'hospitalité                     Derrida, l'hospitalité
Sources (*) : Derrida, Lévinas               Derrida, Lévinas
Jacques Derrida - "Adieu à Emmanuel Lévinas", Ed : Galilée, 1997, p81

 

Femme au vase de porcelaine (Edgar Degas, 1872) -

Derrida, femme, différence sexuelle

L'altérité féminine selon Lévinas, c'est la préséance de l'accueil dans sa propre maison, qui peut toujours se transformer en intériorité réglée par la différence des sexes

Derrida, femme, différence sexuelle
   
   
   
               
                       

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Selon Lévinas dans Totalité et infini, "L'Autre dont la présence est discrètement une absence et à partir de laquelle s'accomplit l'accueil hospitalier par excellence qui décrit le champ de l'intimité, est la Femme. La femme est la condition du recueillement, de l'intériorité de la Maison et de l'habitation". Citant ce passage, Derrida fait observer que, dans cet accueil féminin, il manque la transcendance du langage. Dans l'habitation, l'accueillante est privée de verticalité, de la hauteur du visage. Son langage est silencieux, sans mots. Son expression est secrète. Son intimité n'est pas un "vous", mais un "tu" (la droiture du tutoiement, au sens du je-tu de Buber). Tout se passe comme si l'être féminin, en tant que tel, n'avait pas accès, ou pas encore accès, à l'éthique. Le chez-soi ne serait que le lieu de l'accueil familier, pré-éthique, sans enseignement. Et pourtant la demeure est humaine, humaniste. C'est un lieu de recueillement, d'asile, une retraite. La loi de l'hospitalité s'y exerce : l'habitant n'est pas un propriétaire, c'est un hôte dépossédé, un exilé, un réfugié marqué par le retrait originaire. L'accueillant est reçu, il est un hôte dans sa propre maison, accueilli chez lui, invité par son invité. L'hospitalité féminine est inconditionnelle, la femme est l'accueillant par excellence, l'accueillant originaire, en soi. Derrida fait observer que cela se dit d'un point de vue masculin. Cet être-féminin vulnérable, qui interdit la violence, violable et inviolable, semble figurer "le visage même". L'accueillante, qui pourtant prend la place de l'autre, est saisie sur le plan de l'eros, en lien avec la différence sexuelle. La Femme de Lévinas est associée à certains traits traditionnels : intériorité privée, domesticité apolitique, socialité intime.

 

 

Ce paradoxe de la condition féminine, à la fois inconditionnelle et conditionnelle, peut être rapproché de celui de la justice. De même que la justice, loi au-dessus de la loi, peut toujours être pervertie par le droit, l'hospitalité féminine, liée à l'altérité de la femme, peut toujours se transformer en possession de la demeure. Cette pervertibilité est impossible à exclure.

 

 

 


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