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de Jacques Derrida

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Derrida, prière, théologie négative                     Derrida, prière, théologie négative
Sources (*) : Derrida, l'alliance               Derrida, l'alliance
Jacques Derrida - "Psyché, Inventions de l'autre (tome 2)", Ed : Galilée, 2003, pp165-166, Comment ne pas parler

 

Famille dans une Žglise (Johannes Bosboom) -

Derrida, le secret

Le secret de l'alliance, c'est qu'il n'y a pas de secret comme tel : il ne peut apparaître que par une dénégation essentielle, originaire, du partage

Derrida, le secret
   
   
   
               
                       

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On peut partir du titre de ce texte sur la théologie négative : Comment ne pas parler? Ou bien de cette autre phrase que Derrida donne un peu plus loin : Comment ne pas divulguer un secret? Dans les deux cas, le théologien de la théologie négative doit, dit il, parler un double langage. D'un côté, il est supposé pouvoir démontrer, exposer le secret aux initiés. Mais d'un autre côté, il faut que son savoir reste indicible, inaccessible, interdit, réservé. Ces deux dimensions qui s'entrelacent, s'entrecroisent, sont toutes deux nécessaires. Il y a là un paradoxe, un double bind : il faut transmettre le secret, mais il ne faut pas le laisser se divulguer. D'un côté, si un secret est transmis, ce n'est plus un secret; mais d'un autre côté, s'il n'est pas transmis, il se perd. Comment alors partager le secret avec l'allié, le complice? Il faut nier cette séparation originaire qui constitue le secret. Puisqu'il ne faut pas le divulguer, il faut le partager de manière mystique, symbolique, initiatique. C'est cette dénégation qui, pour Derrida, est essentielle.

S'il faut, dans les sociétés ésotériques, soustraire le secret aux ignorants et aux profanes, s'il faut que la chose promise soit d'abord cachée, c'est pour faire croire que la chose n'est pas rien. En effet s'il n'y avait pas de secret, si le secret était vide, le simulacre ne servirait à rien. Pour maintenir le pouvoir de la parole, l'ésotérisme cacherait une absence de secret. Dans une communauté mystique, la parole pédagogique et mystagogique se retire devant ce vide. Elle y substitue une rhétorique, des symboles, des passions divines, des schibboleth; l'essence (la suressence) ou la beauté cachée du mystère. Ces voiles sont des boucliers politiques, "la limite solide d'un partage social" (p164), inventé pour que le savoir reste inaccessible, intransmissible.

 

 

Le théologien doit pratiquer un double langage. D'une part, il doit enseigner; d'autre part, il doit garder le scret, l'indicible, l'interdit, le réservé. Un secret doit et ne doit pas se laisser divulger. Il faut et il ne faut pas le faire savoir. Il faut à la fois le dénier et garder le secret sur cette dénégation. Dans la secte ou la société secrète, c'est cette oscillation qui est partagée. Il n'y a pas de secret comme tel, mais il faut dénier cette négation. Telle serait la place du nom de Dieu : il ne peut se dire que dans la dénégation.

 

 

 


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