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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, retrait, effacement                     Derrida, retrait, effacement
Sources (*) : Derrida, auto - affection               Derrida, auto - affection
Jacques Derrida - "Parages", Ed : Galilée, 2003, pp84-85

 

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Derrida, le tout - autre

X sans X : En écartant le même du rapport à soi, ce re-trait le soustrait à son identité et laisse la trace de ce qui a toujours été dissimulé, le tout autre

Derrida, le tout - autre
   
   
   
Derrida, Blanchot Derrida, Blanchot
               
                       

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Les formulations de type "X sans X" se rencontrent un peu partout chez Blanchot. Jacques Derrida en fait une liste qu'il trouve dans différents livres : mort sans mort, origine de ce qui est sans origine, air sans air, pensée sans pensée, parole sans parole, ressemblance sans ressemblance, être sans être, lieu sans lieu, distance sans distance, approche sans approche, espacée sans espace, repos sans repos, secret (sans secret), attrait sans attrait, nom sans nom, moi sans moi, etc. A chaque fois :

"Le même mot et la même chose paraissent enlevés à eux-mêmes, soustraits à leur référence et à leur identité, tout en continuant de se laisser traverser, dans leur vieux corps, vers un tout autre en eux dissimulé" (Derrida, Pas, dans Parages, p84).

Derrida compare cette structure à celle du pas. Marcher, c'est redoubler le pas en le niant, le franchissant, l'altérant au-delà du pas. Le pas de plus dédouble le pas, il nie le pas précédent, il rapproche et éloigne à la fois, c'est un pas sans pas. Ainsi en va-t-il dans la structure du X sans X. Deux mots apparemment identiques sont séparés par sans. Le même mot se retire, mais ce retrait n'est pas une privation, c'est une opération qui laisse une trace, un re-trait. Dans le corps du mot, son vieux corps, un tout autre est dissimulé. Dans sa seconde occurrence, le mot n'est plus le même, c'est un paléonyme. L'identité entre les deux mots se dissoud, se désagrège. Le mot s'écarte de lui-même, il est affecté d'une hétérogénéité absolue. En apparence, il est intact, mais c'est un autre mot, archi-ancien, qui émerge. Ce qui est arrivé en silence est un ravage absolu, dans l'impossibilité d'un oubli sans mémoire.

"Sans joue comme un étrange ressort, ni une énergie ni un fonctionnement. X sans X paraît ne plus fonctionner. Mais s'il le fait, c'est autrement qu'on ne croit. Sans doute ça ne fonctionne plus, ça ne marche plus, ça ne veut rien dire et rejoint un degré o de la thèse, du discours et du sens" (Ibid p84).

 

 

Pour décrire cette structure, Derrida utilise deux fois le mot re-trait, séparé en lui-même par un tiret. Dans la structure du X sans X, c'est un retrait sans retrait qui opère, un re-trait. Ce n'est pas seulement un dédoublement du trait (le mot dédoublé), c'est une opération qui détruit la signification de ce mot. X sans X, c'est le degré zéro du sens. Le mot est perdu, sons sens est perdu, mais il y a un reste, un reste sans reste. Ce qui ne fonctionne plus fonctionne quand même, c'est étrange. Après le passage, il n'y a pas rien, il reste un texte, un récit. On ne peut pas formaliser ce qui est arrivé, mais c'est déjà arrivé. Dans ce rapport à soi, ce "moi sans moi", le soi est oublié (sans mémoire), mais il est gardé. Il est nié, mais il est intact. Cette opération impossible laisse le même privé de son identité à soi. Elle laisse la chose indemne, dépourvue de manque, dans l'éloignement (souvent Derrida écrit é-loignement, comme il écrit re-trait).

Dans cette opération de retrait, essentielle pour Derrida comme pour Blanchot, c'est le tout autre dissimulé qui revient. "Le sans s'auto-affecte du tout autre" écrit Derrida. Si le sans, qui est le sujet de cette phrase, est infiniment passif (c'est un sans sans sans), qu'est-ce qui est actif? Le tout autre. Par cette formulation, X sans X, Blanchot écrit et signe le tout autre. C'est le tout autre qui recouvre sa signature. "Neutraliser le sens, la langue, le discours, l'écriture" sont des opérations, des mots d'ordre de la "modernité". Derrida met toujours des guillemets à ce mot, ce qui ne l'empêche pas de le reprendre à son compte. Avec le X sans X, la modernité est traversée. Blanchot et Derrida lui disent, à travers le re-trait, Viens.

 

 

 


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