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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
Blanchot : Il faut écrire | Blanchot : Il faut écrire | ||||||||||||||||
Sources (*) : | |||||||||||||||||
Maurice Blanchot - "De Kafka à Kafka", Ed : Folio-Gallimard, 1981, p57 - La littérature et le droit à la mort - - |
La littérature, ce langage fait ambiguité, renvoie à un point d'instabilité ultime, une puissance de métamorphose où elle peut changer de sens ou de signe, sans rien changer |
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Pourquoi un homme, comme Kafka, jugeait-il qu'il aurait manqué son destin s'il n'avait pas été écrivain? demande Blanchot (p56). Cela tient à l'ambiguité de la littérature, son droit à mettre indifféremment du plus ou du moins. Ce droit étrange, mystérieux, tient à la langue, son malentendu, ses incertitudes et ses équivoques. La littérature porte l'ambiguïté à l'excès, elle s'y livre sans réserve, elle la met aux prises avec elle-même, elle confond le futile et le sérieux, le désintéressement et la corruption. Elle se donne des tâches inconciliables, renverse le pour et le contre jusqu'à l'ambiguité ultime, jusqu'au point instable où tout se modifie de fond en comble. D'une part, la littérature est tournée vers la négation. En solidifiant et pétrifiant les mots, elle détruit les choses, elle les assujettit, elle tient pour sien un monde imaginaire où cette négation se serait accomplie. D'autre part, elle a le souci de la réalité des choses. Elle est "leur innocence et leur présence interdite" (p45). Elle ne sympathise avec l'obscurité que pour "faire alliance avec la réalité du langage". Dans cette ambiguité, le sens lui-même devient chose, il "erre comme un pouvoir vide, dont on ne peut rien faire, pouvoir sans pouvoir, simple impuissance à cesser d'être". Partagée entre ces deux pentes, la littérature trouve le dehors comme étant l'intérieur, elle est "cette expérience par laquelle la conscience découvre son être dans son impuissance à prendre conscience". Elle traduit l'obsession de l'existence, "l'impossibilité même de sortir de l'existence". |
On en arrive, à la fin du texte sur La littérature et le droit à la mort, à définir l'oeuvre littéraire par l'imminence de sa transformation. Une chose, au fond d'elle-même, la tient en suspens, est toujours en voie de la modifier, de la faire pivoter autour d'un axe invisible, de la métamorphoser sans rien changer de sa substance. Plus l'oeuvre est forte, plus la désagrégation peut se faire construction, la détresse espoir ou le destructible indestructible. Cette force qui agit derrière la signification, Blanchot la nomme mort, négation, irréalité ou néant. Ce n'est pas une force positive, c'est le travail de l'absence, de la déchirure. C'est la mort qui aboutit à l'être, c'est elle qui aide à faire le monde. |
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Création
: Guilgal |
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Idixa
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Blanchot BlanchotLitterature DK.JJK ULitteratirePointDifferanceRang = OLitteraturePointDiff |
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