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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, Blanchot                     Derrida, Blanchot
Sources (*) : Derrida, le nom               Derrida, le nom
Jacques Derrida - "Parages", Ed : Galilée, 2003, p92

 

Beurk (Pur Rien, 2011) -

Derrida, retrait, effacement

Le don de Blanchot, c'est qu'il se donne au-delà de l'être, dans l'oubli de l'être - SAUF que cet oubli de l'oubli est aussi un poison qu'il lui faut vomir en criant son nom

Derrida, retrait, effacement
   
   
   
Derrida, le don Derrida, le don
"Je suis mort", et "Je me dois à la mort"               "Je suis mort", et "Je me dois à la mort"  
                       

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Il y aurait, pour Blanchot, la mort avec mort et la mort sans mort. La mort avec mort est toujours celle de l'autre : il meurt. Mais ce qui l'intéresse, c'est la mort sans mort, la mort comme impossibilité de mourir. L'oubli serait alors absolu, ce serait l'oubli de l'oubli. Il s'agirait pour lui de signer cela, cet effacement sans reste. Ce ne serait pas l'autre qui meurt, mais je meurs. Si je meurs, je ne suis plus là pour le dire. Il ne reste qu'un reste sans reste, qui n'a plus à s'effacer. On ne peut plus penser ce pas-de-reste, ce pas-de-nom, ou on ne peut le penser qu'en disant "Viens", éternellement. C'est ce genre de don qui ne garde aucun souvenir du don, ni conscient ni inconscient, que le texte de Blanchot tend à penser. Se donner au-delà de l'être est une façon de rester indemne, de sauver la blancheur de son nom. Mais c'est là que la difficulté commence. A ce blanc du nom s'ajoute une seconde syllabe, le (o). Le (o) vient en plus, c'est ce supplément qui l'empêche de rester (sain et) sauf. Il faut faire avec la double valeur du mot sauf : le salut et l'exception. Menacé par cette disparition mise en scène sous sa signature, Blanchot crie son nom, son nom unique. Il ne peut pas l'oublier; ou dans l'oubli absolu, il le dissémine. Il n'aura rien donné d'autre que le don même (comme Lévinas). Pour donner le nom, il faut qu'il l'oublie (un moi sans moi), mais son désir reste de crier son nom. Pour ce double bind, Derrida reprend le nom de double bande. D'un côté, il faut garder l'oubli, mais d'un autre côté, pour oublier, il faut rejeter le don, le vomir (p94). On en rit, dit-il, il faut en rire. C'est à ce prix (la paralyse) qu'on garde le don en rejetant le poison.

 

 

On ne peut trouver dans ce don ambigu aucune assurance, pas même celle de la théologie négative (chercher dans l'oubli de l'être, dans le rien, une essence quasi divine sur quoi fonder une métaphysique) - et Blanchot n'y cède pas. Il faut sauver l'au-delà de l'être qui n'est rien, qui est mort, vide, retiré, SAUF que le texte même rend ce salut impossible. Jacques Derrida énonce la loi auto-immunitaire : "Il faut : laisser indemne, ne pas laisser indemne" (Pas, dans Parages, p98). Indemne et sauf, chez Blanchot et pour Blanchot, ce serait : mort, vide, retiré. Mais ce retrait est aussi un poison, qui ne laisse "rien" indemne, dont la signature contamine le texte qui l'énonce. C'est la noyade, la disparition dans la mer.

 

 

 


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Derrida
DerridaBlanchot

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DerridaRetrait

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UBlanchotOubliPoison

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