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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Une sur - vie, par l'oeuvre des autres                     Une sur - vie, par l'oeuvre des autres
Sources (*) : Derrida, la vie, la survie               Derrida, la vie, la survie
Jacques Derrida - "Parages", Ed : Galilée, 2003, p185, "Survivre"

 

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Le triomphe de la vie qui triomphe de la vie, c'est que la partie comprend le tout, dans un rapport qui ne se laisse pas arrêter

   
   
   
               
                       

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Dans L'Arrêt de mort de Blanchot, le narrateur habite dans deux lieux, deux chambres d'hôtel différentes. L'une d'entre elles, obscure, à l'escalier plongé dans le noir, où il ne vient presque pas, ressemble à une crypte. D'un côté, cette chambre est plus grande que le narrateur, puisqu'il y habite. Mais d'un autre côté, elle est plus petite, puisqu'il la porte en lui (la crypte), elle est comme une chambre secrète dont il cache la clef dans son portefeuille. S'appuyant sur une citation de Blanchot, Derrida compare ce rapport de la partie au tout à celui de la vie. "De cette chambre, plongée dans la plus grande nuit, je connaissais tout, je l'avais pénétrée, je la portais en moi, je la faisais vivre, d'une vie qui n'est pas la vie, mais qui est plus forte qu'elle et que nulle force au monde ne pourrait vaincre".

La chambre, c'est la vie du narrateur, sa vie même. Quand il perd la clef de cette chambre, plus personne ne l'habite, la chambre est noire, effrayante. "Et pourtant, la vie la plus grande est là" écrit Blanchot. C'est cette vie la plus grande cachée dans la chambre-crypte qui intéresse Derrida. Faut-il citer un texte pour le laisser vivre? se demande-t-il. Quand le narrateur dit "Viens" au personnage féminin, alors il y a un moment de triomphe. La vérité ou sur-vérité de la vie, c'est que l'une et l'autre se pénètrent, s'invaginent. La sur-vie, qui brouille la distinction du vivre et du mourir, est dans la chambre mortuaire de la vie.

 

 

Paradoxe de Russel : "la vie plus que la vie" est plus qu'elle-même, car la partie déborde le tout. Dans les deux récits différents qui composent L'Arrêt de mort, les deux personnages féminins vivent, meurent, survivent. Derrida reprend le jeu de mot de Jacques Caizergues dans Parmi eux (1971) (p193) :

"C'est là une curieuse symbiose

Disait un savant voyageur

Et même disait-il encore

Si j'osais cet audacieux néologisme

Une bizarre synthanatose."

A la place du "BIO" de symbiose, vient le "THANATO" de synthanatose. Vie et survie se conjoignent, comme mort et arrêt de mort, dans une alliance, un hymen, une double affirmation (oui, oui, viens, viens), un double bind où la vie ne triomphe qu'en gardant la vie de l'autre (oui, oui, oui). "Chacune vit et meurt de l'autre, et l'autre de même, gardant chacune le narrateur de l'autre, et elles le perdent aussitôt" (p196).

 

 

 


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