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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la vie, la survie                     Derrida, la vie, la survie
Sources (*) : Derrida, fable, récit               Derrida, fable, récit
Jacques Derrida - "Parages", Ed : Galilée, 2003, p160

 

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Derrida, Blanchot

En tant que lieu du "droit" à la littérature, un récit met en oeuvre ce qu'il n'a "pas le droit" de raconter : la sur-vie, cet événement impossible

Derrida, Blanchot
   
   
   
               
                       

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Jacques Derrida fait cette observation à propos de L'Arrêt de mort, récit de Maurice Blanchot où celui-ci raconte la résurrection provisoire d'un personnage féminin nommé J. Elle est malade, agonisante, au bord de la mort, presque morte, et il suffit que le narrateur prononce son prénom, qui reste inconnu pour nous, pour qu'elle revive. Cette profération articulée par un autre qui lui dit "Viens" est pour elle comme une nouvelle naissance. Elle répond à son appel, et aussi à un autre "Viens" plus vieux dont celui-là n'est que l'énonciation. Mais la résurrection ne durera qu'un temps.

Elle ne sait pas et n'aura jamais su ce qui lui est arrivé. La résurrection, ce triomphe de la vie, n'a jamais été présente pour elle, elle n'appartient qu'à l'ordre du récit. Seule l'oeuvre peut franchir ce pas, déborder l'arrêt de mort. Mais dans l'ordre même du récit, ce qui est arrivé est inénarrable. Le côté terrible de la chose (il ne peut pas y avoir de résurrection en-dehors du récit) paralyse le récit, mais c'est aussi ce qui le met en mouvement (p165).

 

 

Jacques Derrida utilise plusieurs fois le syntagme mise en oeuvre (p160, p162). Il faut un texte, une oeuvre (ergon) avec un titre (parergon) pour mettre en oeuvre d'une part le droit à raconter et d'autre part l'événement cryptique, secret qu'on n'a pas le droit de raconter. Blanchot précise que "l'extraordinaire commence au moment où je m'arrête". Ce moment de l'arrêt, de l'arête, est celui où une autre force, inarrêtable, ne peut que s'arrêter [c'est l'arrêt de mort qui touche tout mortel devant la puissance de ce qui vient toujours en plus]. [C'est aussi l'arrêt sans arrêt de l'oeuvre : inarrêtable, elle est nécessairement bornée}. Aucun paradigme, pas même une résurrection christique, ne peut arrêter cet arrêt.

- Aïlée : Le récit raconte une histoire - qui peut être n'importe quelle histoire, par exemple une histoire de résurrection, comme c'est le cas dans le récit de Blanchot, L'Arrêt de mort. Derrida avance ici l'hpothèse selon laquelle l'écrit, en tant que tel, est porteur d'une autre résurrection, une survie textuelle qui déborde et l'"auteur", et les "personnages". Du point de vue du contenu du récit, cette sur-vie là [au-delà du récit] est inimaginable, impossible; mais dans tout récit, en tant que récit, elle est virtuelle. Il n'y en a pas d'autre, c'est la seule. La particularité du récit de Blanchot, c'est qu'il fait allusion à cette sur-vie là.

 

 


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