Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Une thèse, aux limites de la thèse                     Une thèse, aux limites de la thèse
Sources (*) : L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire               L'oeuvre derridienne, vaccin contre le pire
Pierre Delain - "Pour une œuvrance à venir", Ed : Guilgal, 2011-2016, Page créée le 23 mars 2013

 

- -

Cheminement tortueux vers ce qui se présente comme une "thèse"

   
   
   
               
                       

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

logo

 

Ce texte, au départ, devait avoir pour titre "Le concept d'oeuvre chez Jacques Derrida". A travers son rapport complexe aux oeuvres dites d'"art" (graphiques, littéraires et autres), on aurait examiné la façon dont il renvoie à une longue tradition de commentaire philosophique pour rompre avec elle, la déconstruire. On aurait examiné le paradoxe d'un concept d'oeuvre qui se dissocie de toute problématique de l'"art" pour élaborer, à partir de ses propres vocables : différance, auto-affection, economimesis, parergon, passe-partout, subjectile, séricitation, et beaucoup d'autres, une façon unique de tourner autour de chaque oeuvre, de la traverser, de la citer, sans reconnaître aucune stabilité ni même légitimité à ses bords (les thèmes du hors-texte, du Hors livre, du hors l'oeuvre). On aurait cherché à comparer cette posture avec celle d'autres auteurs dont le travail dans le champ de la "théorie de l'art" - comme Hubert Damisch, Georges Didi-Huberman, Michael Fried - recoupe partiellement certaines de ses préoccupations. Cette première thématique n'a pas été abandonnée, elle garde sa pertinence, mais elle a été, d'une certaine façon, débordée par d'autres.

Car dans le cours de cette étude, une seconde problématique s'est imposée. Le travail de Derrida lui-même, son corpus, n'est-il pas une oeuvre? Et la façon dont ce corpus est organisé, structuré, dont il opère, cela n'est-il pas le premier accès, la première porte d'entrée au concept derridien de l'oeuvre? Dans cette seconde démarche, une dimension autobiographique, performative, devait être prise en considération. Elle ne contredisait pas directement le premier jet, mais déplaçait les centres d'intérêt et les textes privilégiés. Le Derrida militant ("Du droit à la philosophie") et professeur ("L'Université sans condition") prenait le pas sur le Derrida analyste et commentateur. C'est tout le plan du texte qui était bouleversé et devait être reconsidéré, toutes les analyses patiemment accumulées sur des exemples d'oeuvres qui devaient être remises en perspective.

 

 

Mais c'était sans compter une nouvelle hypothèse qui allait, à son tour, s'imposer. Il semblait y avoir, dans le fonctionnement de l'oeuvre, un principe non dit, non explicité comme tel, mais qui imposait d'autant plus sa force et ses prescriptions. Ce principe inconditionnel ne s'affirmait pas seulement dans la seconde "époque" de l'oeuvre, celle dite du souci éthique (à partir des années 1990), mais s'imposait dès le départ. Il semblait même être à l'origine de l'oeuvre, voire de l'engagement du jeune Jacques Derrida dans la philosophie. Faute d'un meilleur vocable, j'ai nommé ce principe "principe de l'oeuvre" et je lui ai donné une première formulation provisoire : "Ce qui a lieu dans une oeuvre s'affirme inconditionnellement, en-dehors de tout calcul, de toute finalité et de toute transaction". Le travail sur le concept derridien d'oeuvre tendait à se transformer en un long commentaire de ce principe. A partir de cette hypothèse, il fallait à nouveau réorganiser le plan du texte, en commençant par ce qui, dans cette notion d'inconditionnalité, est lié le plus étroitement à la pensée derridienne.

Mais voici qu'une quatrième problématique, inattendue, allait faire irruption, et c'est celle-là qui a fini par l'emporter. Après tout, pourquoi le "principe de l'oeuvre" s'est-il imposé? De quelle "décision de l'autre" est-il le produit, le symptôme? C'est autour d'un autre concept qu'il a fallu repenser l'ouvrage, celui de "mal radical" - qu'on peut aussi nommer "la loi du pire". Car le principe de l'oeuvre semblait être une réponse à cette loi, une tentative presque désespérée de s'immuniser contre les conséquences de cette loi, de se vacciner contre elle. Ce n'est pas le lieu, dans cette introduction, d'expliquer pourquoi c'est finalement autour de ce dernier mot, celui de vaccin, que le texte a pris tournure. Toute oeuvre n'est pas un vaccin contre la "loi du pire". Mais l'hypothèse que je cherche à avancer, c'est que l'oeuvre derridienne et son concept, s'il en est un, opèrent "comme" un vaccin de ce type, ou "comme si" un vaccin de ce type pouvait se faire oeuvre. Et peut-être, sous cet angle, Jacques Derrida n'a-t-il pas échoué. Peut-être les lecteurs de cette oeuvre, s'il en est, et d'autres encore qui ne l'ont pas lue, sont-ils protégés par ce vaccin.

Finalement, la grande difficulté dans la rédaction de ce texte a été de faire coexister ces quatre problématiques, d'une coexistence qui n'implique pas nécessairement, loin de là, une homogénéité complète. Et comment rendre compte de tout cela dans un simple titre? Il fallait trouver une formulation qui tienne compte des interrogations telles qu'elles se posaient désormais. D'où ce nouvel intitulé : "L'oeuvre chez Jacques Derrida : concept et principe", avec comme substitut ou sous-titre possible : "Le concept d'oeuvre chez Jacques Derrida, un vaccin contre la loi du pire".

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Delain
TheseIdixa

BG.LAO

OeuvrePrincipe

AA.DFG

YTheseCheminementTort

Rang = YThesePresentation
Genre = MK - NG