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Derrida, la vie, la survie                     Derrida, la vie, la survie
Sources (*) : Il faut vivre, encore plus que la vie               Il faut vivre, encore plus que la vie
Jacques Derrida - "Parages", Ed : Galilée, 2003, p203 - Survivre

 

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Apocalypse : les fins de l'homme

Parler de l'"écrire" comme "survivre", c'est une apocalypse, et aussi un fantasme maniaque

Apocalypse : les fins de l'homme
   
   
   
"Je suis mort", et "Je me dois à la mort" "Je suis mort", et "Je me dois à la mort"
               
                       

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Tout se passe comme si Derrida, à la fin de son texte intitulé Survivre publié dans Parages, se lançait dans une sorte d'autoanalyse sauvage. Si je me suis engagé dans cette aventure, dit-il, si j'ai essayé de tracer une ligne dans la direction de "la vie plus que la vie", c'est que j'ai été pris dans un fantasme, une sorte de crise maniaque. "Parler de l'écriture, du triomphe, et d'écrire comme survivre, c'est énoncer ou dénoncer le fantasme maniaque. Non sans le réitérer, cela va sans dire" (Parages, p203). Il aurait donc réitéré cette ubris dont il parle dès la page 116, dans il relit la description chez Freud dans Trauer une Melancholie. On a dit de moi que, avec mon Je suis mort de Glas, je suis mélancolique. Mais c'était oublier le deuxième versant du même symptôme, la manie. La joie, la jubilation, le triomphe, ce serait selon la spéculation freudienne le retour de ce qui a été surmonté : un excès de gaieté, d'investissements objectaux, pour celui qui croit avoir fait son deuil de l'objet, mais laisse revenir la libido qui y était attachée. Cette apocalypse, cette "assurance maniaque de sur-vie" (p157), il croit la trouver chez Blanchot, mais c'est en lui qu'elle est déjà. Croyez-le : il le dit lui-même.

 

 

Ce mot, "apocalypse", n'est pas neutre. C'est la traduction de l'hébreu gala ou guila : le dévoilement d'un secret, le découvrement des parties honteuses. Tout se passe comme si, dans cette bande placée en 1978 sous Survivre, Derrida anticipait Circonfession, la bande placée en 1991 sous le texte de Geoffrey Bennington. Il se confesse : son interprétation de L'Arrêt de mort renvoie chez lui à une libido refoulée. Sinon pourquoi avoir inventé l'hymen de deux lesbiennes, ce que Blanchot n'a probablement jamais imaginé? Qu'elle arrive ou non par le biais de l'écriture, la victoire triomphale de la vie (qui est aussi celle de la traduction) a quelque chose de suspect. Ce n'est pas pour autant qu'il faille y renoncer; mais il vaut mieux ne pas être dupe.

 

 

 


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