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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
Derrida, la raison | Derrida, la raison | ||||||||||||||||
Sources (*) : | Derrida, retrait, effacement | Derrida, retrait, effacement | |||||||||||||||
Jacques Derrida - "Voyous - deux essais sur la raison", Ed : Galilée, 2003, pp215-6 Figurine precolombienne (Remojadas, Mexique, 600-800 apr. J-C) - |
Derrida, le pouvoir, le souverain | Sous le nom de Dieu, on peut donner à penser une non-souveraineté vulnérable, souffrante, divisible, mortelle, qui se déconstruit jusque dans son ipséité |
Derrida, le pouvoir, le souverain | ||||||||||||||
Derrida, inconditionnalités, principes inconditionnels | Derrida, inconditionnalités, principes inconditionnels | ||||||||||||||||
Derrida, Dieu | Derrida, Dieu | ||||||||||||||||
Derrida, manque, défaut, vulnérabilité | Derrida, manque, défaut, vulnérabilité | ||||||||||||||||
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En contraste avec l'opposition classique entre foi et raison, Jacques Derrida appelle à ouvrir "l'espace rationnel d'une foi hypercritique, sans dogme et sans religion, irréductible à toute institution religieuse ou implicitement théocratique" (Voyous p211). La raison calculante suppose une adresse à l'autre, une croyance en son honnêteté, son honneur, son crédit. Pour préserver cette foi, on peut croire en une rationalité pure, capable de préserver son immunité, de se protéger du surgissement de tout événement imprévu. Une telle rationalité, où plus rien n'arrive, s'appuyant sur "un point de singularité indivisible" (un Dieu, un souverain, un monarque, un peuple ou l'Etat nation), ce serait le mal absolu, auquel Derrida oppose une autre rationalité, à venir, une raison fragile, sans pouvoir, souveraineté ni autonomie. Il faut penser, dit-il, une hyper-éthique ou hyper-politique qui, dans une attente sans horizon (une messianicité sans messianisme) se porte au-delà de la rétribution et de la dette. "Il va sans dire que je n'y soupçonne pas le moindre soupçon d'irrationalisme, d'obscurantisme ou d'extravagance. Cette foi est une autre façon de raison garder, si folle qu'elle paraisse" (p211). Sans dogme, sans religion, mais pas sans foi [car il n'est pas de langage ou d'adresse à l'autre sans foi jurée], Jacques Derrida fait donc appel au nom de Dieu, qui peut renvoyer : 1. soit au Dieu Un : "la détermination d'une toute-puissance souveraine, donc indivisible" - c'est le Dieu de la religion, le Dieu souverain; 2. Soit à autre chose, à un tout autre dieu (qu'il écrit avec une minuscule) : "une non-souveraineté vulnérable, souffrante et divisible, mortelle même, capable de se contredire ou de se repentir". Puis Derrida marque un pas de plus : peut-être, écrit-il, ce dieu pourrait aller jusqu'à "se déconstruire dans son ipséité". |
Figurine précolombienne (Remojadas, Veracruz, période classique, 600-88 après J-C, Mexique).
Ce passage sur le Nom de Dieu n'est pas improvisé. Il renvoie à d'autres textes ou d'autres interprétations où le texte biblique est lu comme une renonciation à la souveraineté. Par exemple : - après le déluge, c'est-à-dire après avoir pardonné Noé, quand il lui demande lui-même pardon pour le mal qu'il a fait advenir. Il se rétracte alors, il se repentit pour le châtiment excessif qu'il a infligé. - son auto-déconstruction quand, dans le récit de la tour de Babel, il clame son nom divisé (Yhvh-Babel) et interrompt la lignée des Sémites. Dans les deux cas, Dieu s'affirme non pas comme souverain, mais comme figure quasi-mortelle d'une souveraineté tremblante, en voie d'effacement. C'est à son interlocuteur humain de se saisir (ou non) de cette souveraineté. |
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Création
: Guilgal |
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Idixa
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Derrida DerridaRaison XE.LED DerridaRetraitXB.LKD ProSouverainXG.MMP DerridaIncondXB.POI DerridaDieuVB.MMP DerridaManqueXE.KDD XDieuDeconstruitfragile Rang = XDieuNoSouvDeconsGenre = MR - IA |
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