Derrida
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                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Le reste, l'irréductible                     Le reste, l'irréductible
Sources (*) :              
Ksa Freisteirx - "Ehvy", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 2 février 2007

 

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[On ne se débarrasse pas d'un reste : il est ce qui persiste, s'obstine et fait retour, irréductiblement]

Autres renvois :
   

La restance de Jacques Derrida

   
   
                 
                       

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Le reste est ce dont il est impossible de se débarrasser. En plus, en trop, il n'est pas ce qui vient après, mais ce qui est déjà là, dès le commencement. Tout s'effacera un jour, mais le vestige résiste encore. Il résiste à tout, à la destruction, à l'élimination, à l'oubli, et même à la conceptualisation. Cela ne veut pas dire qu'on puisse l'apercevoir ou le localiser comme un autre vivant ou un objet. S'il est là, c'est comme hantise (ce qui revient à dire qu'il n'est pas là) ou comme reliquat, bien caché derrière le phénomène qui semble le contredire. Il revient toujours, en laissant son lieu d'origine vierge, intact et secret. Il est insaisissable, inconnaissable, comme le personnage du muet au cinéma ou le rechimou cabalistique, et pourtant il est toujours là. Cette propriété de laisser irréductiblement des restes, Jacques Derrida l'a baptisée restance. On cherche à en parler, à l'expliquer, mais elle se soustrait à toute interprétation. Il n'y a et ne peut y avoir aucune herméneutique du reste.

Nous vivons une époque où le reste est plus présent que jamais. Il se déguise derrière de faux restes (les déchets) ou de faux vestiges (comme les traces organisées des performances en art). Mais les vrais restes nous ignorent. Ils ne demandent la permission à personne. Il y a en eux quelque chose d'à la fois ingérable, embarrassant, provocateur, excitant voire messianique - qui n'est pas sans nous fasciner.

 

 

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Propositions

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Toutes les oppositions qui tiennent à la distinction entre l'originaire et le dérivé perdent leur pertinence dès lors que tout commence par le vestige

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Dans une oeuvre poétique, un reste ou un excédent irréductible se soustrait à tout rassemblement herméneutique

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"Glas" peut être considéré comme une méditation sur le "reste", cet autre nom de l'écriture, ce quasi-concept d'une ontologie paradoxale et indécidable

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Nous saisissons difficilement la pulsion de mort, car nous ne la devinons derrière l'Eros que comme un reliquat

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Le muet est celui qui sait ce que les autres ne savent pas ("le reste")

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La restance derridienne laisse un reste qui ressemble au rechimou ou aux écorces vides (klipot) de la Cabale lourianique

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La performance dite "artistique" anticipe la réduction de l'oeuvre à un rien, un reste ou une trace

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Un Rechimou, résidu de lumière divine, reste dans l'espace dont dieu s'est retiré

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Il y a dans l'identification au "reste d'Israël" (théologie d'Isaïe) une dimension messianique - qu'assume Jacques Derrida

 


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