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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
L'oeuvre garde /manifeste le secret                     L'oeuvre garde /manifeste le secret
Sources (*) : Oeuvres : répondre de l'unique               Oeuvres : répondre de l'unique
Max Uryos - "Une axologie sans fondement", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 20 septembre 2005

 

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[L'oeuvre garde en réserve les secrets dont la manifestation fait d'elle une oeuvre]

   
   
   
                 
                       

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- Max : Le paradoxe du secret, c'est que, pour qu'il devienne un secret, il faut d'une part qu'on en "entende parler", et d'autre part, aussi, qu'il reste intact. L'oeuvre prend appui sur cette double contrainte (double bind). Un secret qui resterait absolument encrypté n'aurait pas d'existence; tandis qu'un secret prématurément dévoilé annihilerait l'oeuvre. Il faut donc que celle-ci témoigne du paradoxe, sans jamais rendre visible (ou lisible, audible) ce qui la fait oeuvre. Elle s'adresse à un autre (lecteur, auditeur, spectateur ou interprète) qui doit prendre la responsabilité de garder, préserver et traduire (à sa manière absolument solitaire et singulière et unique) le secret; elle manifeste ce dont elle continue à rendre la manifestation impossible.

(Roland : L'oeuvre est comme un baiser. On échange les salives, on lèche les langues, on vient à la surface des corps, mais on ne partage rien (pas même les voix), on ne trahit aucun secret).

- Gérard : On peut hériter d'un secret sans le connaître, on peut en être dépositaire sans y avoir accès. Bien qu'il ne soit jamais transmis ni communiqué, il produit des effets : un symptôme, un acte, un événement inattendu ou incompréhensible, un poème. Ce qui arrive témoigne de ce secret, mais sans franchir les limites de la crypte.

(Roland : On peut exhiber sa personne, montrer à la foule toutes les facettes de son image, dans le seul but de tromper l'adversaire, de protéger le secret).

- Max : Un secret n'est jamais partagé. L'autre qui est supposé le détenir reste pour nous un étranger muet, un conspirateur suspect, invisible. Il arrive qu'en croyant agir pour nous-mêmes, nous agissions pour cet autre; et il arrive aussi que, sans nous en rendre compte, nous nous sentions coupables pour lui, et que nous payions, à sa place, pour ses fautes. C'est ainsi qu'un secret peut rester scellé, oublié, disparu. Rien n'en transpire, jusqu'à ce qu'il émane d'un événement, d'une oeuvre, voire d'une philosophie, une beauté inexplicable, une incitation, une invitation.

 

 

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Propositions

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Toute oeuvre est paradoxale : en se manifestant "comme" oeuvre, elle témoigne de l'impossibilité de rendre visible (lisible, audible) ce qui la fait oeuvre

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Tout poème parle du témoignage : ce qui parle en lui est la solitude et le secret du témoin, qui s'adresse à l'autre en gardant le silence

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Dans le poème ou dans l'oeuvre, l'impossibilité du témoignage se manifeste comme telle, en tant que non-manifestation, au lieu où l'on doit continuer d'en appeler à ce témoignage

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L'autre est celui qui ne partage pas avec nous son secret

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Il faut, pour faire oeuvre, une voix qui s'arrête, ne circule pas

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On ne paie jamais pour ses propres fautes, mais pour celles d'un autre (Shozukai, film de Kiyoshi Kurosawa, 2012)

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Le poème, qui survit dans la solitude, se confie à la garde d'un autre qu'aucun monde ne peut plus soutenir, un autre responsable mais lui aussi absolument solitaire

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Un frère mort, disparu, peut gouverner une vie et peut aussi induire une philosophie ("Un secret", film de Claude Miller, 2007)

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On ne peut pas interpréter un poème, mais on peut - sans franchir la limite de la crypte, du secret - témoigner de la puissance, plus puissante que le sens, qui est à l'oeuvre en lui

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Dans "Camille Claudel 1915" (film de Bruno Dumont, 2012), rien ne transpire du secret de Camille; c'est ce qui fait la beauté irremplaçable du film, et aussi sa faille

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On prend un risque en choisissant d'hériter, car dans tout héritage il y a plus d'un esprit, plus d'un secret et une réserve inconnue

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Par le baiser, le secret de la langue affleure, sans franchir les limites de la bienséance

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Et les voix ne vibrèrent plus ensemble...

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Pour chaque jeune fille, se pose pour la première fois, à nouveaux frais et singulièrement, l'énigme de la sexualité ("Jeune et jolie", film de François Ozon, 2013)

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Je me sens l'héritier, le dépositaire d'un secret très grave auquel je n'ai pas moi-même accès

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Les personnages muets des films parlants sont les dépositaires d'un Grand Secret perdu

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Mona Lisa Gioconda, dite la Joconde, dont le sourire reste une énigme indéchiffrable (Léonard de Vinci, 1503-1507)

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La doctrine ésotérique de Pythagore ne pouvait être enseignée qu'oralement, par une écoute à travers un voile

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Complaisamment j'exhibe toutes les facettes de mon image, afin de protéger mon secret ("I'm not there", film de Todd Haynes, 2007)

 

 

 


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