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Derrida, Freud, la psychanalyse                     Derrida, Freud, la psychanalyse
Sources (*) : Derrida, métaphysique, sa clôture               Derrida, métaphysique, sa clôture
Jacques Derrida - "L'écriture et la différence", Ed : Seuil, 1967, p294

 

Rythme-Pastorale (Paul Klee, 1927) -

Tous les concepts freudiens appartiennent à l'histoire de la métaphysique, c'est-à-dire au système de répression logocentrique qui exclut ou abaisse le corps de la trace écrite

   
   
   
               
                       

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L'extrait de la conférence prononcée en mars 1966 par Jacques Derrida au séminaire psychanalytique du Dr Green, intitulé "Freud et la scène de l'écriture", est bien encadré dans L'Ecriture et la Différence. Il y a d'abord une sorte de préface (pp293-295) (dont on a tiré la proposition ci-dessus), et ensuite une sorte de postface (pp339-340). Toute la conférence n'étant pas reproduite, Derrida a ajouté ces résumés avant et après, mais leur brièveté radicalise le propos.

Pour Derrida, l'archi-écriture (ou archi-trace) fait l'objet d'un refoulement, c'est-à-dire d'une répression. Il emploie ici avec insistance ces deux mots qu'il n'utilisera ensuite que rarement (et même, pour ce qui concerne la répression, avec une grande méfiance lorsqu'on lui posera la question en 1990 dans Limited). Et n'est-il pas paradoxal de se servir du mot refoulement, s'il appartient à l'histoire de la métaphysique?

L'écriture est donc (selon Derrida) refoulée depuis Platon. Ce n'est ni un oubli ni une exclusion, c'est un refoulement. Mais ce refoulement échoue et la forme du retour du refoulé (c'est-à-dire de la trace) hante le discours européen. Onto-théologie et métaphysique censurent et dissimulent la trace, car elles menacent la présence.

Les concepts freudiens de représentation verbale, perception, inconscient, mémoire, réalité et aussi sujet (p 339) sont liés à la phoné et à la conscience. Le logocentrisme n'est pas une pathologie; c'est un moment nécessaire de l'histoire de l'Occident, celui de la possibilité symbolique en général. Il n'est intelligible que dans l'horizon d'une culture (l'époque de la présence). Il est donc nécessaire de déconstruire les concepts de Freud, qui reposent sur une complicite entre métaphysique et positivisme.

 

 

Derrida objecte lui-même à son argument : le travail de Freud ne se confond pas avec ses concepts, et même si ses concepts appartiennent à l'histoire de la métaphysique, son discours et la façon dont il les met en oeuvre l'en éloigne. Et surtout : l'un de ses concepts s'écarte radicalement de la métaphysique : l'après-coup - qui rejette toute pureté du présent vivant. Par ce biais, les concepts derridiens d'archi-trace et de différance, qu'il affirme non freudiens, trouvent un appui solide dans l'oeuvre de Freud.

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[Plus tard, après sa rencontre avec Nicolas Abraham et Maria Torok, Jacques Derrida s'intéressera à une autre topique - quasi-freudienne - et à d'autres concepts anasémiques comme la crypte].

 

 

 


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