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de Jacques Derrida

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Sur la perspective illusionniste.                     Sur la perspective illusionniste.
Sources (*) : Hypothèse de la vue : la restituer               Hypothèse de la vue : la restituer
Jacques Derrida - "Mémoires d'aveugle, L'autoportrait et autres ruines", Ed : RMN, 1990, p48

 

Hommage a Rouan #32 (Thierry Cau wet) -

Derrida, l'art, l'oeuvre

Avant toute perspective, avant que tout trait soit tracé, un frayage invisible, originaire, hante le dessin, qu'on peut nommer : "aperspective de l'acte graphique"

Derrida, l'art, l'oeuvre
   
   
   
L'invisible dans le visible L'invisible dans le visible
Le dessin se retire comme un dieu invisible               Le dessin se retire comme un dieu invisible  
                       

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Pour Derrida, le regard (aspicere) est voué à l'aveuglement sous trois aspects qu'il développe à propos de son hypothèse selon laquelle tout dessinateur est aveugle. Cette aperspective est le premier aspect. Le mot aspectus peut désigner le regard, la vue (la dimension du spectateur) et aussi ce qui se donne à voir (la dimension du spectacle). Parler d'aperspective, c'est évoquer un temps qui précède le trait, un temps où tous ces aspects peuvent encore être mis en jeu, un temps qui précède aussi ce qu'il est convenu d'appeler la perspective. [A noter que dans ces jeux de mots, la spectralité est toujours à l'oeuvre. Etymologie de "spectre" selon le TLF : Empr. au lat.spectrum, dér. de specere, spicere « voir, regarder », utilisé comme équivalent du gr. eidon, « idole » dans la philos. épicurienne pour désigner, au plur., des simulacres, émanations d'objets physiques donnant lieu à des images mentales ou des apparitions].

Que se passe-t-il alors, avant même que j'aie pu prendre quelque perspective que ce soit en considération? Lorsque la pointe de ma main commence à tracer une inscription, elle ne se règle pas sur ce qui est visible, pas même sur un modèle (s'il y en a un), ni sur une structure visuelle, mais sur une anticipation du trait en train de s'inventer, sur un invisible qui hante le dessin avant qu'il ne soit tracé. Cette anticipation s'appuie :

- d'une part sur une réserve de visibilité c'est-à-dire de formes (rétrospective), une anamnèse (acte de faire mémoire), un appel à ce qui n'est pas encore à voir (l'invu). Grâce à l'acte graphique, ce qui était invisible est rendu à la mémoire, une restitution qui n'est pas une répétition. Cette puissance traçante du trait invente, c'est un événement. Pas encore visible, le trait n'appartient ni à l'ordre du spectacle, ni à celui de la visibilité présente, ni à celui de la perception. Il émerge dans la nuit, depuis une réserve de visibilité invue, insue, une mémoire étrangère à la lumière du jour.

- d'autre part sur une amnésie qui hante le visible. Dans cette amnésie, celui qui perd la mémoire, c'est l'invisible. Une invisibilité oubliée, à même le visible, hante le visible. cette invisibilité, c'est le visible en tant que tel. Elle s'acharne, elle fascine. On ne peut pas la faire réapparaître comme quelque chose qui aurait été cachée, qui aurait disparu, car elle est invisible par principe, en-dehors de toute phénoménalité.

 

 

Avant toute perspective ne vise pas une antériorité temporelle mais un temps logique, une condition de possibilité de toute perspective, un point de retrait que toute expérience du dessin présuppose. C'est un frayage qui dit : Je peux dessiner. Dans le dessin final, il est devenu invisible, mais il subsiste dans notre regard, dans notre fascination pour la chose dessinée qui nous procure plus de plaisir que l'objet réel (ou un autre plaisir). Classique ou contemporaine, l'aperspective l'intègre sous des aspects divers : énigme, impression de beauté, point de fuite, malaise, flottement, trou, etc... Derrida la rapproche du punctum caecum, c'est-à-dire du point aveugle de l'oeil, ce point à partir duquel on se voit regarder.

 

 

 


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