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Derrida, la vision : pleurs et aveuglements                     Derrida, la vision : pleurs et aveuglements
Sources (*) : Derrida, l'humain               Derrida, l'humain
Jacques Derrida - "Mémoires d'aveugle, L'autoportrait et autres ruines", Ed : RMN, 1990, p128

 

Homme pleurant (Pitr, photo prise ˆ Paris en 2010) -

Derrida, exappropriation

L'essence de l'oeil est le propre de l'homme : par l'imploration, les yeux sont dissociés de leur fonction organique afin de pleurer, déplorer

Derrida, exappropriation
   
   
   
Pleurs, larmes Pleurs, larmes
Derrida, l'animal               Derrida, l'animal  
                       

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L'essence de l'oeil est le propre de l'homme, cette phrase qui peut surprendre sous la plume de Derrida est écrite telle quelle (Mémoires d'aveugle, p128). Il s'agit bien de l'homme au sens de l'humanisme, celui qu'on oppose à l'animal (car l'animal ne pleure pas), celui qui s'inscrit dans l'espace anthropologique, celui de la théologie (Saint Augustin) et aussi de la philosophie (Nietzsche) ou de l'art. Y aurait-il un propre de l'homme qui ne serait pas celui de la supplémentation ou de la différance? Non, car l'essence de l'oeil n'est pas la vision mais l'imploration, et l'imploration est elle-même différance, si l'on interprète ainsi la dernière strophe du poème d'Andrew Marvell cité et traduit par Derrida à la fin du texte : En vous laissez ainsi le torrent déborder la source, / Qu'oeil et larme soient un : / Alors chacun porte la différence de l'autre; / Les yeux pleurant, ces larmes voient.

Implorer, c'est recevoir l'aveuglement comme une bénédiction, c'est entrevoir la différance à travers le voile des yeux. Paradoxalement, selon cette logique, seul l'humain peut déborder la fonction scopique de l'organe. Sa vue étant brouillée par les pleurs, il renonce à la clairvoyance et se rend au-delà du savoir scopique.

Derrida reprendra la même citation de Marvell (But only human eyes can weep) en 2004 (in Penser à ne pas voir), quand il attirera l'attention sur une autre fonction de la vision humaine : la saisie, l'appréhension.

 

 

 

 

 


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