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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
La mimesis nous trompe                     La mimesis nous trompe
Sources (*) : Sur le Contemporain               Sur le Contemporain
Calixthe Daggoua - "Répliques et réplications", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 23 avril 2006

 

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[Ce que nous aimons dans la mimesis, c'est qu'elle nous trompe]

Autres renvois :
   

La mimesis selon Jacques Derrida

   
   
                 
                       

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En tant qu'imitation, la mimesis n'est jamais satisfaisante. Elle peut procurer une jouissance sensible, un plaisir poétique, mais elle ne garantit aucune vérité, aucune réalité. Dans sa république idéale, Platon la réduisait au statut de simple ornement et la condamnait comme trompeuse. Si l'image mimétique de la chose n'est pas la chose, si elle n'est qu'un simulacre, si elle ne fait qu'interpréter, alors elle n'est qu'une duperie, une production de l'imagination. Mais le paradoxe est que cette ressemblance impossible ou fantasmatique est précisément ce qui nous captive et nous fait jouir. L'art commence quand la ressemblance parfaite est abandonnée. Il vise une beauté qui n'est pas celle des corps, mais celle de l'idéal ou des paroles en fonction desquelles les images sont produites. Les figures porteuses de tension, d'altérité, de fantasmes ou d'humour sont celles qui sont les plus valorisées.

Quand prend fin l'ère de la représentation, on ne renonce pas à la mimesis, au contraire, on joue sur ses restes - ce que d'ailleurs les peintres grecs Parrhasius et Xeukis savaient déjà faire. Des temps hétérogènes se juxtaposent dans le tableau. Les couleurs, par exemple, sont irréductibles à la reproduction du réel.

 

 

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Propositions

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Pour une image d'art, la ressemblance est impossible car elle fait symptôme : cri, mutisme ou jaillissement de la vérité dans l'image supposée parlante

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Les arts d'imitation sont les plus éloignés de la sagesse, et leur plus grand méfait est qu'ils sont capables de contaminer même les sages

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En définissant la mimesis en termes de plaisir, l'aristotélicisme a fourni les moyens de sauver la peinture

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L'imitation artistique peut mener le spectateur à un haut degré de jouissance sans lui épargner les impressions les plus douloureuses

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La théorie platonicienne de la mimesis assigne à l'image une origine dans l'ordre de la nature ou de la vérité pour mieux la destituer en dénonçant son incapacité

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La mimesis prolifère à l'infini par autoduplication

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Toute image ressemblante est contaminée par l'altérité

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L'idée d'une ressemblance parfaite repose sur un fantasme de pureté généalogique qui interdit l'échange et la permutation

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Le trompe-l'oeil nous capture, car il se donne pour autre chose que ce qu'il n'est

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Les arts graphiques ont pour but la beauté du corps, et la poésie la beauté des actions (la morale)

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L'opération mimétique s'apparente à celle du "pharmakon" grec, ce remède-poison

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Il y a trois types de production : la forme ou l'idée (par Dieu); l'objet concret (par l'artisan); l'image imitée (par le peintre ou le poète)

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Il y a deux types d'imagination : l'une est mimétique et l'autre met en jeu la productivité libre et spontanée

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Peindre, c'est d'abord colorier : ce sur quoi bute la théorie de la mimesis

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La mimesis doit suivre le procès de la vérité, sa seule référence

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La duplicité interne de la mimesis la divise vers deux points de fuite : soit la reproduction fidèle, soit le supplément qui fait exister un non-être

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L'image n'est pas l'imitation des choses, mais un intervalle de temps rendu visible, une ligne de fracture où l'être se désagrège

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Notre âme ressemble à un livre : un scribe y inscrit des sensations selon la mémoire, et un peintre y peint selon les images correspondant aux paroles

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[L'art commence historiquement quand la ressemblance parfaite, c'est-à-dire l'empreinte (imago), est abandonnée]

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Tout dispositif d'art, y compris contemporain, renvoie à la mimesis

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Le régime esthétique de l'art commence quand prend fin l'ère de la mimesis (régime de la représentation)

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Dans la république idéale, il faudra rejeter toute imitation, qu'elle soit peinture, poésie ou tragédie

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L'image d'art est le lieu d'une tension entre mimesis et methexis

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La parure est une pratique malfaisante et mensongère, une duperie au moyen d'arrangements, de fards, de vêtures, de façon à s'attirer sur soi une beauté d'emprunt

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Le peintre Parrhasius a vaincu Zeuxis, car on pouvait compter sur lui pour nous tromper

 

 

 


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