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Les Lumières                     Les Lumières
Sources (*) : La cause, c'est le temps               La cause, c'est le temps
Ernst Cassirer - "La philosophie des Lumières", Ed : Fayard, 1966, p122

 

Cours de philosophie (Joseph Wright of Derby, 1766) -

Axiome de la philosophie des Lumières : "Toute idée que nous trouvons en nous-mêmes repose sur une impression préalable et ne s'explique que par là"

   
   
   
                 
                       

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Dans le monde cartésien, le corps et la pensée sont séparés. Le seul lien possible entre eux est transcendantal. Tous deux participent du même être (Dieu), même si aucune voie ne mène de l'un à l'autre. Si l'on renonce à cette médiation, alors il faut admettre que la pensée et le corps communiquent, et ce ne peut être que par la sensation. Seule l'impression permet de jeter un pont entre la représentation et l'objet.

Paradoxe : l'empirisme psychologique se voit contraint de mettre en tête de sa doctrine un axiome, nihil est in intellectu quod non antea fuerit in sensu. Cet axiome se voit reconnaître une certitude indubitable, une sorte de nécessité. Il n'énonce plus un lien entre les idées pures, mais une histoire de l'âme. C'est la victoire de Locke contre Descartes. On veut liquider tout ce qui reste de dualisme, toute opposition entre expérience extérieure et intérieure, toute distinction entre réflexion et sensation. Nous ne pouvons acquérir la compréhension que par l'expérience et l'apprentissage. Ainsi Condillac pense-t-il pouvoir recréer tout l'entendement humain, à partir d'un moteur originaire qui se situe dans le désir et l'effort. Notre vouloir cherche à échapper au déplaisir et à l'inquiétude. Les idées naissent par l'action des besoins. L'ordre logique est le miroir de l'ordre biologique. L'homme n'est pas gouverné par la raison, mais par la passion.

Un philosophe donnant un cours, une lampe étant mise à la place du soleil (Joseph Wright of Derby, 1766).

 

 

Cet axiome produira son influence sur l'éthique, la philosophie et aussi l'esthétique. Mais si la substance spirituelle ne peut se modifier que sous l'effet des impressions reçues par le corps, comment les sens et la pensée s'articulent-ils? La pensée du 18ème siècle convergera vers ce problème, et n'en sortira que par une philosophie du jugement.

 

 

 


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