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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
La Vierge, lieu du mystère                     La Vierge, lieu du mystère
Sources (*) : L'invisible dans le visible               L'invisible dans le visible
Georges Didi-Huberman - "Fra Angelico, Dissemblance et figuration", Ed : Flammarion, 1995, p306

 

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Annonciation, lieu du mystère

[La Vierge offre le lieu de l'invisible, du mystère où habite le Verbe]

Annonciation, lieu du mystère
   
   
   
Georges Didi - Huberman Georges Didi - Huberman
                 
                       

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Dans les innombrables Annonciations des peintres chrétiens, la Vierge est le lieu central. Elle n'est pas invisible comme le saint Esprit ou la Trinité, mais on ne peut pas non plus la réduire à son personnage. En elle l'invisible agite le visible, le dissemblable habite le reconnaissable.

En son corps à venir, impensable, se rencontrent le céleste et le terrestre. Le visible et le virtuel sont dialectisés. Elle est terre et temple, demeure ici-bas de dieu. Sa maison est une enveloppe qui capte le regard : architecture ouvragée, arcades, sols marbrés ou pavés. La plupart des figures qui la désignent sont spatiales : area, campus, fons, alveus. Si elle peut dire : "Je suis la Vierge", c'est comme jardin, réceptacle, trône, chaire, nid, demeure, etc... Son hymen est intact, infranchissable. Seule la parole divine peut l'ouvrir.

Marie est le lieu fondamental, le réceptacle de la ressemblance à Dieu. L'Annonciation la consacre comme habitation du Verbe. Quand elle annonce le fiat mihi secundum..., sa bouche se descelle. Elle s'emplit d'un corps mystérieux.

Maria Locus est aussi Maria Thesaurus. Son utérus est le lieu de l'incirconscriptible : un réceptacle qui n'a pas de limite. En elle doit naître l'ombilic du rêve.

 

 

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Propositions

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Le jardin de l'Annonciation est le réceptacle (Khôra) des figures du mystère de l'Incarnation : il est la Vierge, le lieu de mémoire et virtuellement le Christ en tant que fleur

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[L'Annonciation chrétienne n'est pas seulement histoire, mais aussi lieu et temps d'un mystère]

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L'hymen de la Vierge est un mur, intact et infranchissable mais transfiguré, traversé par l'altérité

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Le tableau d'Annonciation est le lieu des commencements : la Vierge est limon, terre fécondée, jardin couvert de fleurs

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Dans une Annonciation, trois voix différentes conversent entre elles : le Verbe divin (mystérieux), la voix de l'ange (médiatrice), la parole de la vierge (humaine)

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[Les tableaux d'Annonciation, à l'origine de la perspective, annoncent le règne futur de la voix]

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Les vêtements de la Vierge sont rouges ou bleus par égard pour la dialectique du céleste et du terrestre que suppose le mystère de l'Incarnation

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Les tableaux d'Annonciation annoncent la vraie ressemblance, la ressemblance au Dieu invisible (Annonciation du triptyque de Pérouse, Fra Angelico, 1437)

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Le mystère chrétien n'est pas infigurable, au contraire, il n'est que figurable

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La Vierge du Caravage, morte, est encore si présente qu'elle n'est presque pas morte ("L'Assomption de Marie" par le Caravage, 1605-06)

 

 

 


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