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Le cinéma règle le rapport au désir                     Le cinéma règle le rapport au désir
Sources (*) : Cinéma, discours, code               Cinéma, discours, code
Christian Metz - "Le signifiant imaginaire - Psychanalyse et cinéma", Ed : Union Générale d'Editions, Coll 10/18, 1977, pp149-150

 

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Cinéma, croyance et dénégation

Un film est une élaboration secondaire qui rend intelligibles des fantasmes et des contenus inconscients

Cinéma, croyance et dénégation
   
   
   
                 
                       

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Quelle différence y a-t-il entre un film de fiction et un rêve? Le rêve est un enchevêtrement de processus primaires, de processus secondaires et de fantasmes. Mais le principe de plaisir (primaire) y domine. Il autorise la décharge de trajets non liés, en profitant du sommeil qui suspend le principe de réalité. Un rêve porté à l'écran serait incompréhensible, car trop primaire.

Au contraire, un film a du mal à atteindre l'absurdité véritable. Il est toujours organisé, soumis à une logique. Le processus secondaire y obéit au principe de réalité, qui fixe certains trajets de pensée. Le film est le rêve d'un homme éveillé, qui sait qu'il ne dort pas, un rêve dans lequel l'élaboration secondaire aurait presque tout fait et donnerait une impression de réalité.

Le film est une histoire que recouvre un récit. Derrière le récit (le texte du film), il y a l'histoire, et aussi le contenu fantasmatique du film. Mais le primaire est immédiatement secondarisé, notamment à travers l'accoutumance aux codes du cinéma.

 

 

L'état filmique et l'état onirique se ressemblent par leurs dispositifs (immobilité, vigilance affaiblie, obscurité). Ils se rejoignent dans leurs trouées : les brèches, les moments où le contenu refoulé s'échappe. En effet, l'image est vulnérable à l'attraction du processus primaire. Des opérations primaires surnagent dans la chaîne secondarisée du discours filmique, et sont provisoirement tolérées. Par exemple, dans la surimpression ou le fondu/enchaîné, on opère entre deux objets distincts une équivalence partielle, métaphorique, reçue comme immédiatement affective. Une charge psychique est transférée d'un objet sur un autre, sans être lié par le principe de réalité. Un circuit court et magique est mis en place, tel que le désir l'exige.

 

 

 


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